Destruction de maisons : Kounoune se réveille en larmes avec une vingtaine de maisons rasées

La petite bourgade de Kounoune située entre Rufisque et Bambilor s’est réveillé sous les coups des bulldozers. Plus d’une vingtaine de maisons ont été démolies laissant les propriétaires dans un désarroi total… Marie Christine Koudou, une ressortissante de la Guinée équatoriale qui réclame ces terres, est désignée comme commanditaire de cette vaste opération de démolition.

Encore des bulldozers à l’assaut de constructions. Cette fois ci, c’est à Kounoune, dans la commune de Bambilor, non loin de la centrale électrique inaugurée récemment par le président Macky Sall où ces machines ont rasé une vingtaine de maisons. Selon Aliou Faye qui confie à Atlanticactu avoir perdu plusieurs années de dure labeur car, ayant investi des dizaines de millions pour l’achat du terrain et la construction de sa maison.

« Ils ont détruit ma maison de 600 M2. Les travaux étaient presque finis et j’ai dépensé plus de 45 millions de FCFA. C’est ce matin que le maçon m’a informé de l’opération, pourtant je n’ai jamais reçu de sommation. Je vais entamer une procédure judiciaire parce que c’est anormal », a-t-il déclaré.

Pour la dame Thioro Ndiaye, qui a vu la maison construite par son mari établi à l’étranger s’écrouler comme un château de carte, met tout sur un compte d’un vendeur qu’elle qualifie d’escroc.
« Nous avions décidé de venir ce samedi pour habiter la maison. L’homme qui a vendu le terrain à mon mari nous a montré des papiers et nous dit qu’il est le propriétaire du terrain. On l’alertait souvent quand on nous demandait d’arrêter les constructions. Mais, il nous demandait de poursuivre. Et l’opération d’aujourd’hui nous montre qu’il n’est pas du tout le propriétaire. Il nous a escroqué », a déploré la dame.

Prompte à démolir des maisons déjà construites, la DSCOS comme la plupart des services de l’État peinent à réagir sur la délinquance foncière dont sont auteurs certains maires. L’exemple de la commune de Madina Wandifa reste un cas d’école car là-bas,  tout le périmètre communal a été loti de manière illégale et malgré les plaintes, le maire semble bénéficier d’une protection qui ne dit pas son nom.

Cheikh Saadbou Diarra 

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