vendredi, 22 mai 2026 14:33

Finances publiques : le ministre Cheikh Diba rejette les accusations de surendettement

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Sénégal

Atlanticactu/ Cheikh Diba/ Dette Publique/ Surendettement/ Serigne Ndong

Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a vigoureusement défendu la politique budgétaire du Gouvernement ce vendredi 22 mai 2026 devant les députés, rejetant catégoriquement les critiques de l’opposition qui évoquent une prétendue dégradation de la dette publique depuis l’arrivée du nouveau régime. Lors d’une longue séance de questions d’actualité à l’Assemblée nationale, il a présenté des données qu’il estime alarmantes sur l’état des finances publiques héritées des anciennes autorités.

D’après ses explications, l’encours total de la dette publique du Sénégal atteint actuellement « un peu moins de 24 000 milliards de FCFA ». Ce niveau correspond à un ratio de 119 % du Produit intérieur brut (PIB) pour la seule dette de l’État central, et monte jusqu’à 132 % du PIB si l’on prend en compte les engagements des établissements publics. Malgré ce poids financier important, Cheikh Diba a assuré que des réformes structurelles sont déjà engagées afin de stabiliser les finances publiques et de réduire progressivement la pression sur le budget de l’État. « Contrairement à ce qu’on cherche à nous faire croire, la situation de la dette est en train d’être traitée avec rigueur depuis que le nouveau régime est en place », a-t-il affirmé.

Une stratégie fondée sur les financements concessionnels et le reprofilage

Le ministre a précisé que l’exécutif travaille désormais à aligner le déficit budgétaire sur des dépenses financées exclusivement par des ressources concessionnelles, afin de limiter le recours à des emprunts commerciaux, généralement plus coûteux sur les marchés financiers. Il a également rappelé que l’essentiel de la charge actuelle provient de l’accumulation de la dette sur plusieurs décennies. « Rien que pour cette année, nous allons rembourser plus de 4 300 milliards de FCFA au titre du service de la dette », a indiqué le grand argentier de l’État.

Répondant aux accusations récurrentes sur une hausse des emprunts depuis l’alternance politique, le ministre a formellement rejeté ces allégations. Pour alléger durablement la charge de la dette, le Gouvernement mise désormais sur des opérations techniques d’échange et de reprofilage. Cette approche consiste à remplacer des dettes à court terme arrivant à échéance par des financements à plus long terme et à moindre coût. « Nous échangeons des dettes à échéances courtes contre des maturités beaucoup plus allongées avec des coûts moins élevés », a expliqué Cheikh Diba. Selon lui, ce mécanisme financier devrait permettre au Sénégal de regagner progressivement des marges de manœuvre budgétaires tout en respectant strictement les engagements internationaux de l’État.

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