Mali : En soins depuis septembre aux Emirats-arabes-unis, président IBK annoncé à Bamako

L’ex-président du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, qui avait quitté Bamako au début du mois de septembre pour des soins aux Emirats arabes unis, plus de deux semaines après son renversement par une junte, devrait bientôt revenir à Bamako. Selon des sources proches de son entourage, ses proches lui préparent un accueil triomphal. 

Au moment de son départ pour Dubaï, la junte au pouvoir avait accepté de délivrer un « bon de sortie » de deux mois au président déchu IBK. Mais, bien avant la date butoir, des informations de son proche entourage, son retour pourrait s’effectuer en début de semaine s’il n’y a pas de soubresauts. Ces mêmes sources avancent même la date du Mardi 20 octobre 2020.

Un accueil triomphal pour IBK est en préparation depuis Abidjan où son fils l’ancien président de la Commission de la défense de l’assemblée nationale, Karim Keita, aurait contacté des barons du régime défunt, acteurs centraux de la CFR ( Convergence Forces Républicaines) pour s’impliquer dans la mobilisation et la réservation d’un accueil chaleureux.

L’ex président de l’assemblée nationale, Moussa Tembiné, Hadi Niangadou, l’opérateur économique Hamady Sankaré dit Zé ou Hamane Touré dit Serpent seraient au cœur des préparatifs pour une ambiance d’accueil triomphale pour Ladji Bourama. Des artistes, notamment Nainy Diabaté et plusieurs anciens ministres mobilisés à rendre hommage à Ibrahim Boubacar Keita et son épouse Keita Aminata Maiga.

Selon nos radars qui survolent Bamako, des personnes dans l’entourage de son dernier premier ministre, ont confirmé la présence de Boubou Cissé à l’accueil d’IBK à son domicile. Loyal jusqu’au bout, Boubou Cissé voudrait réaffirmer son soutien à son père politique. Quant au Bureau Politique National du RPM, une source évoque une réunion ce lundi à 16heures pour décider de la conduite à tenir du parti.

Rappelons que la junte avait accepté le départ d’IBK pour des soins et avait reçu des garanties qu’il retournerait si la justice l’estime nécessaire.

Cheikh Saadbou Diarra 

 

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