lundi, 14 juin 2021 06:27

Guinée Bissau : Mustapha Liman Chaafi, l’une des connexions de Umaru Embalo qui ne rassure pas

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Plusieurs mois après son « élection » le président Bissau guinéen dont le passé auprès de Mouammar Khadafi, continue de susciter moult questions, en rajoute avec des connexions révélées plus dangereuses les unes que les autres. En plein pandémie du Covid19, Umaru Embalo reçoit à Paris le très controversé Alexandre Benalla. Mais, sa présence auprès du mauritanien Mohamed Liman Chaafi, démontre que le « Général » entretient à tort ou raison des relations louches.

« J’avais le Covid, qui a failli me tuer. Quand j’étais malade, s’ils n’étaient pas passés me voir, j’aurais été fâché« , avait dit Umaru Embalo s’agissant de la rencontre avec Ludovic Chaker et Alexandre Benalla, 48 heures après celle de Guillaume Soro. Est-ce une bénédiction de l’Élysée ?

Des rendez-vous qui ont inquiété plusieurs chancelleries africaines à Paris mais, le président Bissau guinéen n’en a cure. Pour cause, l’homme dans un passé récent a eu dans le cadre de ses activités comme représentant en Afrique de l’Ouest d’un fonds d’investissement libyen, la Libyan African Investment Company (Laico), à croiser autant des chefs d’état que des opposants. Quand on sait la Laico a été l’un des bras financiers de feu Khadafi, on comprend aisément pourquoi Umaru Embalo peut tutoyer la plupart des chefs d’état du continent.

Si les rendez-vous avec Alexandre Benalla et Ludovic Chaker ont été vite oublié, sa rencontre avec Mustapha Liman Chaafi au domicile de ce dernier, a fait sortir de la torpeur les différents services de renseignements ouest africains et même du Maghreb. Aujourd’hui, la principale question est de savoir, que mijote Umaru Embalo qui non seulement, s’en prend ouvertement à des chefs d’état sans prendre de gants mais, fricote avec ceux qui sont dans le viseur des services secrets.

Mustapha Liman Chaafi, exilé lors des magistères de Maouya Ould Sidy Ahmed et Mohamed Abdel Aziz, revient à Nouakchott après 12 ans et ouvre ses portes à Umaru Embalo 

Avec une fortune jugée colossale, Mustapha Liman Chaafi s’est fait un nom dans la libération d’otages occidentaux enlevés dans le Sahel. Celui qui dénommé le « porteur de valise du désert », est à l’origine de la réussite de beaucoup d’exploits. Cela est dû en partie au volumineux carnet d’adresse du mauritanien. De l’ancien président burkinabé Blaise Compaoré à la totalité des palais présidentiels ouest africains, le tapis rouge était déroulé à Mustapha Liman.

« Umaru Embalo et Mustapha Liman Chaafi ont tous deux la particularité d’avoir « grandi » sous l’aile protectrice de Khadafi et Blaise Compaoré », nous confie cet officier de la Sécurité d’État malienne. Poursuivant, « Les deux hommes ont côtoyé les « grands » du monde occidental comme africain à qui Khadafi finançait les activités. D’ailleurs, je ne serais pas surpris que Embalo et Chaafi soient cités dans le financement de l’ancien président Nicolas Sarkozy », selon notre interlocuteur qui révèle, « Ces deux, il faut s’en éloigner ».

Bissau la capitale du Narcotrafic, refuge des Djihadistes, pourquoi Umaru Embalo fait peur. En connait-il assez pour que tout lui soit permis?

Des hommes dangereux. Oui confirme une source sénégalaise bien au fait du terrorisme dans le Sahel. Pour cet ancien officier de la DDSE, «  Saleck Ould Cheikh considéré comme l’un des artificiers de l’attentat contre le président mauritanien en 2015, s’était évadé de prison pour se retrouver à Bissau en passant par Dakar pendant plusieurs semaines ».

Et pour mettre en évidence la connexion Nouakchott-Bissau, notre source de nous rappeler, « En 2008, des terroristes mauritaniens présumés auteurs de l’attentat d’Aleg qui avait coûté la vie à 4 touristes français, ont également été arrêtés à Bissau auprès un séjour au Sénégal ». Selon notre source, « Ould Sidi Chabarnou et Sidi Ould Sidna, ont confirmé sur procès-verbal avoir eu le soutien du renseignement Bissau guinéen pour échapper aux différents contrôles. Il suffit de voir qui étaient les chefs des services de renseignements de l’époque et vous comprendrez facilement ».

Et l’officier de conclure, « les chefs d’état de la CEDEAO mais surtout, ceux des pays voisins devraient être plus fermes sinon, rien n’est à écarter ».

Cheikh Saadbou Diarra 

 

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