Affaire Adji Sarr/Sonko : Un véhicule banalisé truffé de technologies dernier cri utiles pour mettre hors d’état de nuire les terroristes potentiels découvert chez Ousmane Sonko

Inouï ! Le « sous-marin » des services de renseignements a été découvert et délesté de son matériel de filature alors que ses agents surveillaient le domicile du leader de Pastef les Patriotes. La camionnette de surveillance aurait été mise en place suite aux manifestations monstres qui avaient découlé de la convocation de Ousmane Sonko par la Section de Recherches à la suite d’une plainte pour viols multiples et menaces de mort contre le député. Que faisait un tel véhicule à proximité du domicile de M. Sonko?

L’histoire pourrait s’intituler « Les Pieds nickelés agents secrets ». Il y a plusieurs semaines, la sécurité de  l’homme politique avait noté la présence de ce véhicule banal qui pouvait passer comme la propriété de l’un des riverains. Il aurait fallu que les « espions », certainement sans grande expérience et avec beaucoup d’assurance, commettent la faute à ne pas faire en surveillance pour se faire prendre comme des débutants.

Selon l’un des éléments en charge de la sécurité du député Ousmane Sonko, « J’ai noté la présence de ce véhicule depuis plus de douze jours avec les vitres arrières voilées ou teintées par une bâche noire qui semble bouger, et aujourd’hui des signes de présence émanent de la voiture lorsque je me suis approché ». Mais, poursuit l’homme, la trentaine à la carrure de lutteur, « C’est un autre collègue qui a remarqué le manège des hommes à l’intérieur qui en faisant semblant de se dégourdir les jambes, nous prenaient en photos ».

Des bruits de son électronique et des clics sans ont perdu les deux espions qui ont trahi leur présence 

« S’approchant encore, nous entendons distinctement un son électronique en fonctionnement, laissant penser qu’à l’intérieur de la voiture se trouve du matos d’écoute et d’enregistrement. Menaces, boucan dans le voisinage, secouage de voiture, les flics dedans ont dû avoir un petit coup de stress », renseigne Madou l’un des gros bras qui veillent sur Ousmane Sonko.

Après une journée de dur labeur à suivre, écouter, filmer et photographier leurs cibles, les deux  fonctionnaires du renseignement en mission devraient retrouver leur domicile mais malheureusement, le député alerté, a immédiatement demandé à sa sécurité de « prendre » les deux hommes ainsi que le matériel.

Comment le matériel du véhicule banalisé truffé de technologies dernier cri utiles pour mettre hors d’état de nuire les terroristes potentiels et autres réseaux dormants, peut-il se trouver à surveiller un opposant.

En ouvrant la voiture de marque FIÂT immatriculée DL.74…, les gardes du Président Sonko restent sans voix. Du matériel high-tech. « Nous avons trouvé des caméras et micros thermiques capables de traverser les murs pour écouter et voir à l’intérieur des maisons. Du matériel directionnel, des ventouses et plusieurs autres gadgets hyper sophistiqués », nous révèle Madou. Mais le soft selon notre interlocuteur, « Il y’avait une valise tactique de surveillance, une tourelle orientable, solutions de monitoring et de pilotage de caméras motorisées de marque PTZ.

Mais, pour son comparse, Baye Souleye, « Ce qui est grave c’est que ces gens qui sont certainement des policiers nous tous pris en photo comme s’ils préparaient quelque chose contre la sécurité du Président Ousmane Sonko ». Pour ce dernier, « Cela fait des années que je travaille pour des hommes politiques mais c’est la première fois que je vois un tel matériel déployé car je pensais que cela n’existait que dans les films ».

« Heureusement que le Président Sonko nous a demandé de ne pas toucher aux deux hommes autrement, ils auraient passé un sale quart d’heure entre nos mains »,  renseigne Baye Souleye.

« L’imprudence de ces agents devrait voir des sanctions s’abattre sur eux surtout avec le matériel « saisi » et constaté par voie d’huissier. », renseigne Cheikh Ba, un agent des renseignements à la retraite

« Cette affaire rappelle l’agent des Renseignements Généraux (RG) qui avait été « kidnappé » par la sécurité de Me Abdoulaye Wade en 1998 à son domicile du Point. É », rappelle le retraité. « C’est la faute de la hiérarchie d’envoyer des éléments non aguerris sur le terrain. Comme dans l’affaire de l’agent surpris chez le maire Barthélémy Dias », peste t-il.

Selon Cheikh Ba, « À leur retour, les fonctionnaires de police feront un rapport pour expliquer comment cette infiltration a pu échouer aussi lamentablement ». Car, « Le règlement intérieur précise de ne pas laisser son équipement de surveillance dans son véhicule au repos », indique l’ancien espion. C’est pour cette raison que les deux fonctionnaires feront l’objet de sanctions. « Il faut vraiment être un bureaucrate pour croire qu’un espion peut se comporter comme un vulgaire agent de la sécurité publique et, de sortir tous ses gadgets à chaque fois qu’on est en opération » ! C’est encombrant et peu discret ! » ironise le filocheur.

Cheikh Saadbou Diarra 

1 COMMENTAIRE

  1. Je suis désolé de dire que ce n’est pas le fait d’être pris qui est déplorable mais c’est le fait d’utiliser toutes les ressources de l’Etat pour faire des guerres souterraines et compromettre d’honnêtes citoyens dont le seul crime est d’avoir voulu changé la situation du pays. Voilà 60 ans qu’on est en errance dans un immense désert rempli de mirage. J’aurai aimé voir cet ancien RG fustiger cette façon de faire de nos forces de l’ordre. Que cesse l’utilisation des ressources de l’Etat pour servir un seul homme élu par le peuple et nuire à ceux qui s’opposent à lui. Servons le peuple et restons républicains.

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