FrançAfrique : Paris acquiert les droits fonciers du 43e BIMA d’Abidjan et lorgne les locaux du 23e Bima et la DA160 à Dakar

Ceux qui pensaient que la France voulait quitter l’Afrique face au sentiment anti français de plus en plus aigu aussi bien au Mali, au Sénégal, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, etc, pourront attendre longtemps. Pour cause, le Quai d’Orsay et l’Hôtel de Brienne, siège du ministère des Armées, viennent d’obtenir d’Abidjan les droits fonciers sur le mythique camp du 43e BIMA en attendant ceux de Dakar, Djibouti et Libreville.

L’information est de La Lettre du Continent dans sa dernière édition de ce 8 janvier 2020. L’État français a profité du dernier séjour d’Emmanuel Macron en Côte-d’Ivoire pour signer un accord additionnel visant «à clarifier le statut juridique des installations militaires françaises» situées à quelques encablures de l’aéroport international d’Abidjan-Port-Bouët.

Paris est donc désormais «propriétaire foncier» du périmètre accueillant le camp militaire. Dans la même foulée, la France est dans l’optique de renégocier avec le Sénégal et Djibouti les moyens pour obtenir un droit foncier sur ses installations. Même si du côté de Djibouti, cette éventualité rencontre une rude opposition du gouvernement, il est de plus en plus clair que Paris obtiendra les titres fonciers sur ses bases militaires.

Dans le Protocol additionnel, l’État de Côte-d’Ivoire renonce aussi à la construction de l’échangeur annoncé en face des installations militaires françaises. L’échangeur en projet devait être financé par l’Agence japonaise de coopération internationale.

Les Forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI) se sont rassemblées le 14 juillet 2016, sur la place d’armes du camp de Port Boué. A l’occasion de la commémoration nationale, le drapeau du 43e Bataillon d’infanterie de marine (BIMa) a fait son retour en terre ivoirienne.

Créées le 1er janvier 2015, les Forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI), constituent désormais une des deux bases opérationnelles avancées françaises (BOA) sur le continent africain. Véritable réservoir de force, elles contribuent à assurer la défense des intérêts Français et la sécurité de nos ressortissants, tout en entretenant la coopération militaire régionale.

Durant la cérémonie placée sous l’autorité du colonel Jean-Luc Kuntz, commandant les FFCI, le drapeau du 43e BIMa a en effet été confié au Groupement tactique interarmes de Côte d’Ivoire (GTIA-CI), qui a officiellement repris son appellation. Sept ans après sa dissolution, le 3 juin 2009, le bataillon renait au lieu même où son drapeau fut roulé.

C’est derrière cet emblème que les officiers, sous-officiers et soldats des FFCI ont défilé à l’issue de la cérémonie. C’est désormais sous les plis de ce drapeau que les militaires relèveront les défis à venir : « En avant, ensemble ! », la devise légendaire du 43e BIMa, traduit parfaitement l’état d’esprit des armées et des FFCI.

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