Séquelles de la déroute de la présidentielle : Le département de Bignona « meurt » une seconde fois

Les conséquences de la défaite de l’APR dans la région de Ziguinchor notamment à Bignona où le parti présidentiel a été littéralement laminé par le leader de Pastef, s’illustrent dans les mesures individuelles prises en conseil des ministres. Après les avoir royalement ignoré lors de la formation du gouvernement, voilà que les quelques directeurs généraux, sont sabrés. Mamina Daffé du Prodac complète la liste des cadres « indésirables »

Plus de « Monsieur le Ministre » et bientôt plus de « Monsieur le Directeur général »parmi le personnel politique de la mouvance présidentielle à Bignona. Si à Ziguinchor, certains comme Aminata Angélique Manga qui a été recyclée ministre Conseiller à la présidence de la république, le ciel continue de s’assombrir sur les responsables du département de Bignona qui ont subi la plus grosse déculottée d’un parti au pouvoir dans cette localité.

Même le slogan du président sur l’équité territoriale dans le choix des nominations, ne leur est pas appliqué. La seule personne nommée ministre, a tenu à clarifier les choses dès le départ. Mariama Assomme Diatta, originaire du département et qui hérite du ministère du commerce annonce la couleur en ces termes : « Je ne suis pas ministre pour me confiner à Ziguinchor alors qu’à Dakar, un excellent travail est en train d’y être réalisé », une manière pour la nouvelle ministre d’éviter des querelles de leadership local et surtout, d’endosser la responsabilité d’une prochaine défaite.

Après la cuisante défaite devant Ousmane Sonko, Bignona paie un lourd tribut

Comme promis, tous les responsables politiques qui auront perdu devront retourner à la base et continuer le travail. Telle est la situation actuellement dans la région de Ziguinchor à quelques exceptions notoires. Ainsi, les ministres, Moustapha Lo Diatta, Abdoulaye Badji, Aminata Angélique Manga et les directeurs généraux dont Mamina Daffé qui ouvre le bal, sont rétrogradés.
À ce jour, seuls Ansoumana Sané de l’Anrac et Mamadou Lamine Keïta, Président de l’Observatoire National sur l’Investissement, par ailleurs Maire de Bignona, continuent de bénéficier de la confiance présidentielle mais, vivent dans la psychose de voir le sabre de Macky Sall les envoyer à la retraite anticipée.
Pour des politiciens sans scrupules et sans vision pour les populations qui leurs font confiance depuis longtemps, le président punit des innocents qui somme toute, n’ont fait qu’exprimer un choix en votant massivement pour un candidat autre que lui. En sanctionnant les responsables politiques, tout le monde a applaudi car au delà de Bignona, le chef de l’état doit revoir à la baisse l’entretien du personnel politique qui plombe tout espoir de développement au Sénégal.

Corruption, détournement de deniers publics, boulimie foncière, trafics de bois et mensonges sont les véritables causes de la défaite du pouvoir. Qui sont ces loosers .

Il est rare dans ce département de voir un seul élu qui ne soit entaché par sa mauvaise gestion et, tout cela sous le silence complice d’une certaine administration. Les cas de Kafountine ou le Maire a été pris la main dans le sac en faux et usage de faux, contrefaçon de documents administratifs et détournement de deniers publics, du Maire de Oulampane pris en flagrant délit de coupe et trafic de bois, etc ,,, , sont les premières causes du rejet des populations qui ne comprennent toujours pas la protection apportée à ces élus du parti présidentiel.

S’il est évident que l’Etat a beaucoup investi dans cette partie du Sénégal, il n’en demeure pas moins que près de 70% de cette manne financière aura plus servi à entretenir du personnel politique que de prendre en charge les préoccupations des populations. Tous ces faits qui jalonnent le septennat du président Macky Sall, sont en grande partie la cause de sa déroute. Et plus grave, les mensonges et faux bulletins commandités par certains pour démontrer qu’ils avaient la mainmise sur la région et particulièrement, le département de Bignona, n’ont fait qu’aggraver les différences.

Quel responsable pour sortir Ziguinchor du marasme ?

Aujourd’hui,la région de Ziguinchor est dépourvue de leader aussi bien au sein du pouvoir qu’au niveau de l’opposition. Le «  Diébelou » du Maire de la ville et patron de l’Union des Centristes du Sénégal, Abdoulaye Baldé a été sans nul doute l’effondrement d’un dernier espoir. Quant à l’actuelle majorité présidentielle, malgré la présence de Benoit Sambou, Doudou Ka, Aminata Angélique Manga et récemment, la promotion de Mariama Assome Diatta, aucun de ces profils n’a l’étoffe d’un leader départemental encore moins régional.

Ce qui augure d’ores et déjà de probables défaites durant les échéances prochaines. Ce qui fait dire à un responsable de l’APR que le Président Sall intronise de facto Ousmane Sonko comme le leader incontesté et incontestable de la région méridionale. Serait-ce pour cette raison que le patron de l’APR, a préféré ne « plus investir «  politiquement à Ziguinchor?

Sait and See

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