Sanctions contre le CNSP, la CEDEAO face au défi malien

@Atlanticactu.com –     Ouverture ce vendredi d’un nouveau sommet des chefs d’État de la Cédéao sur le Mali. En amont de ce deuxième sommet de l’organisation régionale sur le Mali (deuxième depuis le coup d’État militaire du 18 août), le numéro deux de la junte au pouvoir à Bamako, le colonel Malick Diaw, s’est rendu hier à Ouagadougou, où il a rencontré le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré.

Le colonel Malick Diaw, numéro deux du “Comité national pour le salut du peuple” (CNSP) au Mali est à Ouagadougou depuis ce 27 août 2020 pour rencontrer Roch Kaboré, président du Faso.

Cette entrevue a lieu à la veille du sommet de la CEDEAO prévu vendredi 28 août sur la transition malienne. La position de la CEDEAO sur la question, à savoir l’instauration d’une transition civile n’ excédant pas un an a été réaffirmée au colonel Diaw.

Aujourd’hui,, force est de reconnaître que les mutins de Bamako « sont loin des diablotins enragés, inhumains et sans culture politique, que la CEDEAO voulait jeter en pâture au monde. Les dirigeants de la sous-région, plus précisément l’Ivoirien Alassane Ouattara et le Guinéen Alpha Condé, la ligne dure de la CEDEAO qui voulaient faire passer au bûcher les militaires de Kati, sont certainement confus, après cette belle leçon d’humilité et surtout d’humanisme que viennent de leur infliger leurs «fistons» .

Il urge pour les leaders de la CEDEAO d’encourager le CNSP à continuer « sur la lancée des décisions judicieuses, dans l’intérêt du peuple » et de souhaiter que les dirigeants africains qui se réunissent une fois de plus sur le cas malien, ce 28 août, « fassent preuve du même tact et de la même souplesse que les militaires, afin que la transition politique inévitable qui attend le Mali, soit le fruit de négociations bien pensées, que ce soit dans sa durée que des hommes, militaires ou civils, qui vont la porter ». Car cette transition est « très déterminante » pour le retour du Mali « dans le train de la démocratie et du développement. Il faut aider le Mali au lieu de le couler ! ».

Cheikh Saadbou Diarra 

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