lundi, 26 juillet 2021 12:45

Politique : Khalifa Sall, Karim Wade OUT et mise à mort de Sonko, le Sénégal vers un tsunami électoral

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@Atlanticactu.com – Le vote du nouveau Code électoral qui met définitivement hors de course les deux anciens candidats à la présidentielle Karim Wade et Khalifa Sall sans compter la modification de la loi 65-60 portant lutte contre le Terrorisme qui, selon certains praticiens du droit, est un texte fait sur mesure pour mettre sur la touche Ousmane Sonko arrivé troisième lors de la présidentielle de février 2019. À l’issue d’un dialogue national qui aura duré près de deux ans et proposé par le président Macky Sall, tout indique que la démocratie sénégalaise est revenue aux années d’avant le code consensuel de 1992. 

Peut-on encore sauver le Sénégal du péril politicien que toute une partie de la classe politique (opposition) et société civile dénonce depuis de longues années ? Selon Manadou Niang, militant de la première heure du PDS  et qui fut l’un des pionniers de ce combat politique, c’est encore possible – mais cela s’annonce difficile. « Nous devons taire la politique politicienne et prendre des résolutions et des décisions que je ne vois pas du tout apparaître dans la politique sénégalaise : fermer les vannes du clanisme, de l’ethnicisme, promouvoir la Patrie sur le parti, développer une justice pour tous », a-t-il confié.

Sur la raison de ce besoin urgent d’action, Aboubacry Seye, Professeur de Sciences politiques,  « Nous allons subir un tsunami politique dont les plus lucides pensent qu’il fait 40 centimètres de haut, moi je vous dis qu’il fait 10 mètres de haut ». Concrètement,  si le président Macky Sall et les différentes autorités n’agissent pas rapidement, « il nous arrivera à grande échelle ce qui s’est passé à Bamako et récemment partout au Sénégal :  des milliers de manifestants qui envahissent les villes et qu’on ne sait pas comment arrêter. »

Macky Sall a encore la chance d’entrer dans l’histoire positive de ce pays en acceptant de donner la chance à tous ceux qui demandent le suffrage des Sénégalais. Ne pas tenir compte de cette donne, c’est plonger le pays dans l’abîme car, autant les populations l’ont porté au pouvoir en 2012 alors qu’il portait le fardeau de huit ans d’échecs du magistère de Abdoulaye Wade, autant il devrait accepter que les mêmes populations ont jeté leurs dévolus sur Ousmane Sonko.

Que faire pour mettre fin à cette escalade qui aura coûté 14 vies, plus de 500 blessés en mars dernier ? Comme en 2012, les sénégalais avaient librement choisi Macky Sall autant, en 2024  il devra s’organiser pour laisser les sénégalais choisir….sans lui

Vouloir maintenir le tri ou l’élimination par la justice de potentiels candidats risque davantage de plonger le Sénégal dans des tourbillons d’incertitudes. Mieux, le récent revers  subi par rapport à la loi sur le parrainage, devrait permettre au président Macky Sall de lancer de véritables concertations politiques. Car, si les cas Khalifa Sall et Karim Wade sont passés comme lettre à la poste, il va s’en dire que le pouvoir se doit d’empêcher que se réédite un « nouveau mars ».

Aujourd’hui, le Sénégal est devenu la risée du monde entier, comme David qui a voulu terrasser Goliath, petit pays, petits politicards, un pays qui veut exister comme un grand. Il l’a été, mais ça fait bien longtemps. TOUS, ils commencent à rudoyer leur discours et menacent timidement, le clash va se faire, mais dans la douleur alors que ça aurait pu être fait dans la douceur.

Si certains dans l’opposition comme dans le pouvoir appellent à l’action, Abdou Ndao  n’en est pas moins pessimiste – et n’hésite pas à dénoncer l’usage de métaphores guerrières. « Nous avons été formés pour combattre et nous défendre un que ce qui s’était passé en mars ne se renouvèlera plus » . Pour faire face, estime le sociologue , certains préconisent qu’il faut une opposition radicale.

Pape SANÉ 

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