mercredi, 5 août 2026 12:21

INTERPOL révèle l’ampleur de la Cybercriminalité en Afrique de l’Ouest : le Nigeria, le Cap-Vert, le Mali, la Côte d’Ivoire et le Sénégal parmi les pays les plus touchés

Partager sur :

Les plus lus

Afrique

Atlanticactu/ Cybercriminalité/ Afrique de l’Ouest/ Rapport INTERPOL/ Serigne Ndong

L’Afrique de l’Ouest apparaît comme l’une des régions les plus exposées à la montée de la cybercriminalité. Elle affiche en effet « un taux de participation de 94 % au sondage mené auprès des pays membres ».

D’après le rapport d’évaluation des cybermenaces d’INTERPOL, les pays ouest-africains considèrent que « la cybercriminalité représente probablement plus de 30 % de l’ensemble des crimes enregistrés ». Un constat qui illustre l’ampleur grandissante et la sophistication des activités criminelles dans l’espace numérique.

Le document souligne également que « l’Afrique de l’Ouest est identifiée comme la région la plus active pour les détections de attaques de type BEC » (compromission d’e-mails professionnels). Les rançongiciels, les fraudes liées à l’argent mobile ainsi que les escroqueries en français figurent aussi parmi les principales menaces qui affectent l’écosystème numérique régional.

Selon les pays, les formes de cybercriminalité diffèrent, mais plusieurs enregistrent des niveaux d’activité particulièrement préoccupants.

Au Nigeria, on recense « 5 822 détections de rançongiciels » ainsi que « 29 % des détections de BEC signalées ». Le pays confirme également son rôle de place forte des transactions en cryptomonnaies avec « 92 milliards de dollars sur un total de 205 milliards de transactions crypto dans la région ».

Le Cap-Vert, pour sa part, a enregistré « des niveaux records de détections de rançongiciels en 2025 avec 16 997 détections », ce qui le place au deuxième rang en Afrique.

Le Mali se démarque avec « 3 494 incidents de sextorsion et 4 145 attaques par déni de service distribué (DDoS) », signe d’une diversification des modes opératoires des cybercriminels.

D’autres pays sont confrontés à des menaces spécifiques. Au Ghana, par exemple, les pertes financières subies par les jeunes de 18 à 24 ans victimes de sextorsion « ont été multipliées par cinq en 2025, en raison de l’utilisation de la technologie des deepfakes ».

En Côte d’Ivoire, les fraudes visant les applications de crédit mobile connaissent une forte progression. Le pays occupe également la troisième place parmi les émetteurs d’adresses IP associées à l’extorsion avec « 64 111 détections ».

Le Sénégal n’est pas épargné. Le rapport cite notamment une tentative de fraude de type BEC visant une entreprise pétrolière, « déjouée dans le cadre de l’opération Sentinel d’INTERPOL ».

Partager sur :

Plus d'articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus récents