MOUSSA NDIR CONTESTE LES DÉCLARATIONS DE ABDOURAHMANE DIOUF SUR YAKAAR-TERANGA : « Aucun nouveau projet de découpage n’a été présenté au Conseil d’administration de PETROSEN »
Depuis la pique du Premier ministre Al Aminou Lo au sujet d’un manque à gagner de 30 milliards de l’Etat, les explications entre le ministre de l’Énergie et du Pétrole et les anciens responsables de PETROSEN vont bon train. Après l’ancien Directeur Général de la société pétrolière c’est au tour de Moussa Ndir, ancien Directeur des Systèmes de monter au créneau pour démentir Abdourahmane Diouf.
Réagissant à la sortie du ministre de l’Énergie et du Pétrole sur le dossier Yakaar-Teranga, Moussa Ndir n’a pas tardé à apporter la réplique. L’ancien Directeur des Systèmes d’information de PETROSEN conteste l’existence d’un nouveau projet de découpage qui aurait été présenté aux instances de la société.
Alors que le ministre de l’Energie et du Pétrole maintient sa position et évoque un « éventuel nouveau projet de découpage » du bloc Yakaar-Teranga, Moussa Ndir rappelle que le décret n° 2026-680 du 18 mars 2026, contresigné par l’ex-Premier ministre Ousmane Sonko, a fixé la taille des blocs et attribué au COP Yakaar-Teranga la référence SN07M.
Selon lui, des mises à jour ultérieures du découpage peuvent certes être opérées par simple arrêté ministériel, mais un tel arrêté ne pourrait produire d’effets que pour l’avenir et ne saurait remettre rétroactivement en cause une situation déjà réglée par décret.
Moussa Ndir affirme par ailleurs qu’aucun nouveau projet de découpage n’a été présenté au Conseil d’administration de PETROSEN. Il précise avoir participé aux trois premières séances du Conseil depuis l’arrivée du nouveau ministre et indique que la question n’y a jamais été abordée. Il ajoute que le nouveau Directeur général de la Holding n’en aurait pas davantage fait mention.
Face à cette situation, l’ancien responsable de PETROSEN s’interroge sur le fondement de la référence faite par le ministre à un éventuel nouveau projet de découpage.
Moussa Ndir évoque également l’hypothèse d’une décision qui aurait été justifiée a posteriori par un arrêté antidaté, tout en précisant qu’il espère se tromper. Il estime qu’une telle pratique serait grave et contraire au droit.
En l’absence d’un tel arrêté, il maintient sa position : le COP Yakaar-Teranga fait bien partie du MOU.