VIOLENCE DANS LA REGION DU SAHEL DURANT LA COVID-19 : Cri d’alerte de la société civile africaine

Les organisations féminines de la société civile de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel semblent très inquiètes de  la situation sécuritaire alarmante de  la sous-région, particulièrement le Sahel qui fait face à la pandémie Covid-19. Les membres ladite structure tirent la sonnette d’alarme  pour  inviter  les pays de veiller au respect de l’appel  au cessez –le-feu lancé le 23 mars 2020, durant la période de la pandémie,  lancé par le Secrétaire Général des Nations-Unies.

A en  croire les membres des  organisations féminines de la Société civile de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, «  la situation sécuritaire dans la région de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel devient de plus en plus alarmante surtout dans ce contexte marqué par la pandémie. Dans une déclaration parvenue, hier, à la rédaction de Atlanticactu, ces femmes tirent  la sonnette d’alarme,   car, selon elles, malgré l’appel au cessez le feu lancé par le Secrétaire Général des Nations-Unies, le 23 mars dernier, il a été noté une augmentation alarmante des cas de violences dans plusieurs pays de la sous-région en cette période de pandémie, une  menace qui s’étend de plus en plus aux régions côtières d’Afrique de l’Ouest. A titre d’exemples, les différentes attaques terroristes au Burkina Faso, au Mali, au Nigéria et au Niger. De même que les violences causées par la crise sociopolitique en Guinée ; notamment  les violentes contestations organisées par les jeunes suite aux mesures prises dans différents pays  Il y a également la recrudescence d’incidents en Casamance au Sénégal et  d’attaques terroristes à la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. A ces violences s’y ajoutent, selon les membres de cette organisation, plus 6,9 millions de personnes qui sont aux prises avec des conséquences désastreuses de ces violences, liées, comme les déplacements forcés. « Presque 4.5 millions personnes se sont déplacés dans leurs propres pays ou sont devenus des réfugiés. Ils vivent dans des conditions déplorables, confrontés à la faim et sans accès aux services sociaux de base.  Ce qui  occasionne, selon ces femmes, la fermeture de près de 5000 écoles  du fait de l’extrémisme violent,  et avec comme effet, regrettent l’accès des enfants à l’éducation. C’est dire que les femmes et les enfants sont victimes de plusieurs violations de leurs droits et subissent des violences physiques. Les membres des organisations féminines déplorent et s’indignent face à cette situation désastreuse dont les femmes et enfants en paient le plus lourd tribut en Afrique de l’Ouest et du Sahel. En effet,d’apres elles, souvent plusieurs milliers de jeunes sont enrôlés de force ou par ruse par des mouvements armés devenant ainsi des bourreaux malgré eux de leurs propres frères et sœurs mais aussi  la chair à canon laissant un désarroi à leurs parents qui ne les reverront pour la plupart jamais. 

Érigées en règle, les violences dans le Sahel ont causé d’énormes préjudices aux femmes. L’ exemple du conflit Casamançais est revenu dans les débats 

Dans la même déclaration, ces femmes  condamnent toutes sortes de violences notamment,  celles faites aux femmes et aux filles notamment avec  le regain de l’insécurité dans le Sud du Sénégal, la Casamance, où les mines sont responsables de mortalités et/ou d’invalidités.  C’est pourquoi elles invitent  les Etats à veiller au respect du cessez-le –feu. Elles demandent aux mouvements armés de déclarer officiellement un cessez-le-feu pendant cette période de la pandémie et  d’arrêter toutes formes d’attaques et de s’engager sur la voie de dialogue et de solutions pacifiques. « Nous  demandons une cessation immédiate et sans condition de ces violences et actes terroristes et le respect du cessez-le -feu pendant cette période de la pandémie et à mettre la vie, la santé et le bien-être des populations au centre des priorités » , tonnent elles. Pourtant, rappellent elles, que plusieurs Etats et partenaires avaient appuyé l’initiative du Secrétaire général  de l’Onu et ces derniers, renseignent-elles, s’étaient même engager de mener des actions en vue de l’arrêt des conflits dans les différents pays ; notamment dans notre Sous-région Ouest africaine et Sahélienne.

Les membres des organisations féminines de la société civile de l’Afrique de Ouest du Sahel d’inviter en outre les Etats à renforcer les mesures déjà prises pour éviter la transmission du coronavirus  et à accompagner les campagnes d’information et de sensibilisation initiées par les acteurs de la société civile aussi bien dans les quartiers que dans les zones transfrontalières sur la pandémie et sur la paix, la sécurité, et les actes terroristes et de violences.

Khadim Mbodj (Atlanticactu.com)

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