Dimanche 19 avril, Pedro Sánchez a annoncé que l’Espagne demandera mardi à l’Union européenne de rompre son accord d’association avec Israël. Madrid accuse Tel-Aviv de violer le droit international à Gaza et au Liban.
Annonce de Pedro Sánchez : “Ce mardi, le gouvernement espagnol soumettra à l’Europe une proposition visant à ce que l’Union européenne rompe son accord d’association avec Israël”, car un gouvernement “qui viole le droit international ne peut être partenaire de l’Union européenne”.
Clause droits de l’homme : L’accord UE-Israël, entré en vigueur en 2000, comporte une clause subordonnant la relation au respect des droits de l’homme.
Front Irlande-Slovénie-Espagne : Vendredi, les trois pays ont adressé une lettre à la Commission demandant que “l’accord d’association UE-Israël soit examiné lors de la prochaine réunion du Conseil des Affaires étrangères”.
Durcissement depuis 2024 : L’Espagne a remis en question cet accord pour la première fois en février 2024 avec l’Irlande. Sánchez a progressivement durci sa position avec la guerre à Gaza, puis au Liban, jusqu’à sa déclaration de dimanche.
Si l’UE rompt l’accord d’association, Israël perd son statut de partenaire privilégié : commerce, recherche, dialogue politique. C’est la sanction économique la plus lourde que Bruxelles peut infliger. Après le refus du Brésil d’accréditer l’ambassadeur israélien, c’est un deuxième front diplomatique qui s’ouvre.