dimanche, 31 mai 2026 17:58

AES : le général Makan Alassane Diarra nommé à la tête de la Force unifiée régionale par le général Assimi Goïta

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Mali
Atlanticactu/ Niamey/ Ouaga/ Bamako/ Karim Koulibaly
Le Mali réorganise sa chaîne militaire après le choc du 25 avril. C’est ainsi que le président malien, le général d’armée Assimi Goïta, a procédé à une importante réorganisation du haut commandement militaire en nommant le général de brigade Makan Alassane Diarra au poste de commandant de la Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES).
La nomination a été officialisée par décret le 29 mai 2026 dans le cadre d’une série de changements stratégiques opérés au sein des Forces armées maliennes (FAMa).
Le général Makan Alassane Diarra remplace à ce poste le général Daouda Traoré, qui a été rappelé à Bamako pour prendre les fonctions de chef d’État-major de la Garde nationale du Mali.
Son parcours est également marqué par des responsabilités opérationnelles sur plusieurs théâtres militaires du Mali, notamment dans le nord du pays où il a participé à différentes opérations de sécurisation face aux groupes armés.
La Force unifiée de l’Alliance des États du Sahel regroupe les forces armées du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Créée pour coordonner les opérations conjointes contre les groupes terroristes et les réseaux criminels transfrontaliers, elle constitue aujourd’hui l’un des principaux instruments sécuritaires de la Confédération AES.Le quartier général de cette force est basé à Niamey, au Niger. Son commandement est chargé d’assurer la coordination des opérations militaires menées dans l’espace sahélien par les trois États membres.
Plusieurs officiers supérieurs ont été promus ou affectés à de nouvelles fonctions afin de renforcer le dispositif sécuritaire national et régional.
Selon certains médias locaux, le général Mamadou Massaoulé Samaké a été nommé sous-chef d’État-major chargé des opérations en remplacement du général Makan Alassane Diarra. La nouvelle organisation distingue plusieurs niveaux de responsabilité. Le chef d’état-major général adjoint seconde l’ensemble de la direction militaire, tandis que le sous-chef chargé des opérations suit plus directement la planification et la conduite opérationnelle. La nomination de Mamadou Massaoulé Samaké ne remplace donc pas mécaniquement le poste laissé par Élisée Jean Dao ; elle renforce le pilier opérationnel de l’état-major.
Ces décrets redistribuent ainsi les responsabilités entre la Présidence, le ministère délégué chargé de la Défense, l’état-major général des Armées, la Force unifiée de l’AES et les commandements de théâtre. Ils placent aux postes sensibles des officiers déjà passés par les opérations Maliko ou Dougoukoloko, dans une période où Bamako cherche à mieux articuler la réponse nationale, la coordination sahélienne et la conduite des opérations sur le terrain.
À travers cette nouvelle désignation, les autorités maliennes entendent renforcer l’efficacité opérationnelle de la Force unifiée de l’AES dans un contexte marqué par la persistance des défis sécuritaires dans la région sahélienne.
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