vendredi, 3 décembre 2021 07:18

Sénégal : La « Grande Muette » se lave à grande eau dans la gestion des fonds Covid-19

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Quelques semaines après la remise officielle du rapport sur la gestion des fonds Covid-19 fortement décriée du fait de certaines imprécisions et silences, l’armée lave son honneur. Chef de la cellule communication Force Covid-19, le commandant Sylla s’insurge contre les critiques à l’encontre de son organisation.

«Il faut que les gens apprennent à se respecter et à nous respecter. On n’est pas là pour jouer au théâtre. Certains sont allés dire qu’on nous a donné des primes. Le véhicule avec lequel l’armée nationale circule, ce n’est pas l’État du Sénégal qui nous l’a donné, mais des amis. C’est l’armée de l’air qui nous a donné les avions pour partir au sud», mitraille le commandant Sylla, représentant le général François Ndiaye. C’était hier, lors de la présentation du rapport du comité en  présence de la société civile.

Avant de bombarder ceux qui se cachent derrière leur clavier pour les critiquer. «On est derrière le clavier pour dire ce que l’on veut, ce n’est pas sérieux, pas gentil. Il faut que les Sénégalais reviennent à la raison. L’indiscipline commence à devenir notre sport national. On a connu la guerre, donné notre sang pour le Sénégal, on n’est pas des officiers de cœur. On n’est pas pour un régime encore une fois. On n’est là pour l’État. On ne va jamais entrer dans la compromission».

Très en verve, le commandant Sylla appelle les gens à revenir à la raison parce que, dit-il, on va à la dérive. «Tout doit se faire dans l’éthique et dans la déontologie. Le jour où il y aura l’étincelle, ce sera un règlement de comptes et après on va penser à la reconstruction.  Découvrez du pétrole, on n’ira nulle part, si on est indiscipliné. Il faut qu’on apprenne à se respecter. Quand on dit qu’on nous a donné 3,5 millions de Cfa. On ne doit plus accepter cette injure. On n’a rien à cacher et personne ne nous a payés», martèle encore le commandant.

Concernant la gestion de ce fonds, il admet tout de même qu’il y a eu des points forts et des points faibles. «On a vu des erreurs et errements dont nous avons donné des recommandations. Malheureusement, il y a eu des problèmes de coordination, qui ont fait qu’au début, l’aide alimentaire a connu quelques difficultés», dit-il.

 

 

 

 

 

 

Emile DASYLVA

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