mardi, 23 juin 2026 12:32

Révision constitutionnelle : Ousmane Sonko défend les prérogatives de l’Assemblée nationale

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Sénégal

Atlanticactu/ Ousmane Sonko/ Assemblée nationale/ Serigne Ndong

Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a apporté hier des éclaircissements sur le processus de révision constitutionnelle, soulignant que l’institution parlementaire agit conformément au mandat que lui a confié le peuple. La séance plénière a également été marquée par l’installation de quatre nouveaux députés et l’élection d’El Malick Ndiaye au poste de premier vice-président de l’Assemblée nationale.

À l’occasion de la plénière consacrée à l’examen et au vote des projets de loi relatifs au Code du travail et à la Sécurité sociale, Ousmane Sonko est revenu sur le débat entourant la révision de la Constitution.

Il a affirmé que les députés remplissent la mission que leur a assignée le peuple souverain. Selon lui, l’article 103 de la Constitution leur confère la responsabilité d’examiner et d’adopter la proposition de révision constitutionnelle conformément à la procédure définie par l’article 79 de la loi fondamentale.

« Le peuple nous a confié un mandat (…). En effet, les réformes de rupture constituent le socle idéologique de ce contrat (…). Nous n’avons jamais donné au président de la République un ultimatum. Chacun se limitera à ses prérogatives constitutionnelles », a déclaré Ousmane Sonko.

Le président de l’Assemblée nationale a insisté sur le fait que la dynamique de réforme relève avant tout du peuple sénégalais et de ses représentants élus, détenteurs de la légitimité populaire. À l’en croire, la proposition de révision constitutionnelle a déjà atteint son objectif principal. Il a expliqué que l’initiative parlementaire avait pour but de réunir les conditions favorables à l’adoption de cette réforme attendue par les citoyens, dont la concrétisation tardait.

« Dans notre modèle démocratique, seules deux entités peuvent se prévaloir du pouvoir constituant : le peuple et l’Assemblée nationale. Nul autre pouvoir ne peut prétendre accéder à cette haute dignité. En tant que pouvoir constituant, l’Assemblée nationale a toute compétence pour initier, adopter et, le cas échéant, approuver une révision ou une modification de la Constitution », a soutenu Ousmane Sonko.

Il a par ailleurs rappelé que l’Assemblée nationale est habilitée à engager et adopter des révisions constitutionnelles, notamment à travers un vote à la majorité qualifiée des trois cinquièmes. Selon lui, cette majorité permet à la fois l’adoption et l’approbation du texte, conformément à la jurisprudence rendue par le Conseil constitutionnel en 2006.

Quatre nouveaux députés installés

Au cours de cette même séance, l’Assemblée nationale a procédé à la réintégration d’Amadou Ba et de Momar Tall Ndao. Les deux hommes occupaient jusque-là les fonctions de ministre de la Culture et de secrétaire d’État chargé de l’Urbanisme et du Logement au sein du gouvernement dirigé par Ousmane Sonko.

Parallèlement, Salimata Dieng et Abass Ndiaye, membres de Pastef-Les Patriotes, ont officiellement pris leurs fonctions de députés.

Salimata Dieng rejoint l’hémicycle en remplacement de Marie Angélique Diouf, appelée au gouvernement. De son côté, Abass Ndiaye succède à Lahad Ndiaye, nommé ministre des Transports.

La plénière a également permis de renouveler une partie du bureau de l’Assemblée nationale avec l’élection du premier et du troisième vice-président. El Malick Ndiaye a été porté au poste de premier vice-président, tandis qu’Ismaïla Diallo a été élu troisième vice-président.

Les deux candidats ont recueilli chacun 130 suffrages.

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