mercredi, 26 août 2026 17:35

Renforcement des pouvoirs présidentiels : la junte militaire organise un référendum malgré le refus de l’opposition

Partager sur :

Les plus lus

Guinée-Bissau 
Atlanticactu/ Bissau/ Farim/ Maïmuna Djalò
De plus en plus les actuels dirigeants bissau-guinéens confirment l’existence d’un deal entre les militaires et le président déchu Umaru Embalò. Neuf mois après le putsch, les militaires s’apprêtent à renforcer les pouvoirs du président à tracers un référendum. Un boulevard ouvert pour un retour du « général  » Umaru Embalò.
La Guinée-Bissau organisera un référendum constitutionnel dimanche 30 août, ce qui allongera considérablement les pouvoirs de la présidence. Cela se produit avant les élections générales, prévues pour décembre. Selon la constitution proposée, le président gagnerait le pouvoir de nommer et de destituer le Premier ministre et le cabinet, de créer ou d’abolir des ministères, de présider au Conseil des ministres, de dissoudre le parlement en cas de crise politique grave et de destituer le gouvernement dans certaines circonstances.
La réforme réduirait également le nombre de députés de la Chambre des représentants de 102 à 65 et réduirait les circonscriptions électorales de 29 à 12. Une clause supplémentaire exigera que les candidats à la présidence aient vécu de manière permanente en Guinée-Bissau pendant les cinq dernières années. Les partisans affirment que ces changements aideront à remodeler les institutions politiques du pays, mais les critiques prévenent qu’ils concentreraient trop de pouvoir dans la présidence. Le référendum est annoncé moins d’un an après que des officiers militaires ont pris le pouvoir dans un coup d’État, un jour avant que les autorités électorales ne déclarent les résultats d’une élection présidentielle.
Le vote est surveillé de près, la Guinée-Bissau tentant de passer de la domination militaire à un gouvernement élu. 
L’élection présidentielle également concernée par le référendum 
Les règles d’éligibilité à la magistrature suprême seraient elles aussi modifiées. Le projet exige des candidats à la présidence une résidence permanente en Guinée-Bissau durant les cinq années précédant l’élection. Cette disposition ne figure pas dans la Constitution actuelle. Celle-ci impose notamment d’être Bissau-Guinéen de naissance, d’avoir au moins 35 ans et de disposer de ses droits civils et politiques. La portée de cette modification sera particulièrement observée à l’approche des prochaines élections, puisqu’elle pourrait déterminer l’éligibilité de personnalités ayant vécu hors du territoire national durant les dernières années.
Partager sur :

Plus d'articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus récents