jeudi, 1 décembre 2022 03:38

Opinion : Coalition politico-subversive contre la Guinée : Umaru Embalò nu comme un ver ! (Par Robert Kourouma)

Les plus lus

Le président bissau-guinéen, par ailleurs président en exercice de la CEDEAO, le sieur Sissoko Embalo, a cru bon devoir s’exprimer sur les ondes de RFI pour déterminer la position de l’organisme dont il a la charge de diriger pour un an par rapport à la situation nationale guinéenne.
Dans son interview, Embalo a annoncé à l’avance les sanctions qui devraient être prises contre la Guinée bien avant la conférence des chefs d’Etat. Et dont acte.
Je ne passerai pas par quatre chemins pour dire que les mensonges grossiers et les salamalecs qu’il a cru bon de débiter sur les ondes de RFI ne valent que pour lui-même et pour ceux qui pensent comme lui. Peut-être aussi pour certains politiques guinéens qui veulent bien s’en accommoder.
Comment cet hurluberlu de président peut-il, toute honte bue, affirmer qu’il a convaincu les autorités guinéennes sur une durée de transition de deux ans ? Incroyable, le président de la… junte bissau-guinéenne a pris d’énormes libertés avec la vérité. Oui, Embalo a menti !
Contrairement à ce qu’il a raconté sur RFI, à aucun moment lors de son séjour à Conakry en qualité de président en exercice de la CEDEAO, à aucun moment il n’a été question de la durée de la transition lors des différents entretiens avec les autorités de la transition. Ni lors de l’audience que le colonel Mamadi Doumbouya a bien voulu lui accorder, ni avec le Premier ministre chef du gouvernement, ni avec le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, ni avec aucun membre du CNRD.
Le président de la junte bissau-guinéenne a dû rêver ou alors était-il dans les vaps, quant on connait son penchant immodéré pour la consommation de certaines substances narcotiques dont il est également le chef de cartel dans son pays.
Justement, toujours dans un état second, le dictateur bissau-guinéen oublie que lors de son dernier séjour à Conakry, il était accompagné du président de la Commission de la CEDEAO le Dr. Omar Alieu Touray de la République de Gambie, qui ne manquera pas d’infirmer et remettre à plat ses mensonges éhontées puisqu’il q assisté à tous les entretiens portant sur les modalités et mise en œuvre de la transition.
L’ex président Yayi Boni, représentant de la CEDEAO pour la Guinée, pourrait éventuellement venir en renfort pour confondre le chef de la junte bissau-guinéenne.
Un chef d’Etat ne devrait pas mentir, mais cet aventurier qui s’est introduit frauduleusement dans l’histoire africaine ne peut être considéré comme tel, à la limite un bouffon qui gagnerait surtout à la boucler, car chaque fois qu’il l’ouvre c’est pour pondre des énormités.
On se rappelle qu’en conférence de presse avec le président Macron ; il ne s’était pas gêné de dire : ‘’J’étais à Conakry avec le président de la Commission de la Cédéao pour faire comprendre à la junte militaire la décision du sommet des chefs d’État que la transition ne peut pas dépasser les 24 mois. Eux avaient proposé 36 mois, mais on a réussi à les convaincre’’.
Alors, comme on le voit, ce mensonge n’a pas commencé sur RFI mais bien avant. Embalo a ainsi menti à tous les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, au président Macron, sur la réalité de ses discussions avec les autorités guinéennes. Et ces chefs d’Etat naturellement, ont cru à un manque de parole des autorités guinéennes d’où les sanctions. 
Pour ceux qui ne le savent pas ou feignent de ne pas le savoir, Embalo a lui aussi un agenda caché qui est de mettre le plus rapidement possible Cellou Dalein Diallo au pouvoir. Il n’a d’ailleurs jamais caché sa préférence pour le leader de l’UFDG. Et il l’a fait savoir dans une autre longue interview accordée à Jeune Afrique sous le régime d’Alpha Condé. « Il confiait à Jeune Afrique que s’il était Guinéen, il allait glisser le bulletin pour Cellou Dalein Diallo, principal opposant au régime du président Alpha Condé ».
« Je le soutiens, les choses sont claires. Cellou, c’est mon frère, mon candidat préféré pour la Guinée. Si j’étais Guinéen, je voterais pour lui et Alpha le sait ! », lance-t-il. Pourquoi s’étonner dès lors des machineries et tentatives abjectes du président de la junte bissau-guinéenne pour amener son ‘’candidat’’ au pouvoir et le plus vite possible.
Nu comme un ver, voilà comment nous apparait ce flibustier des temps modernes. Un gangster qui, même pris la main dans le sac, en flagrant délit de mensonge, compte sur une immunité présidentielle pour ne pas aller au cachot qu’il connait bien. Il est vrai que même le plus grand gangster du monde, même pris la main dans le sac, peut se dire serein, tant qu’il sait que son impunité est garantie. Mais cela n’enlève rien à son statut de gangster. Et c’est ce gangster qui est en train d’accomplir l’agenda de Cellou Dalein Diallo. C’est dommage et fort peu patriotique. C’est également regrettable qu’un desperados soit président d’un pays, et surtout président en exercice de la CEDEAO. Tant pis pour ceux qui l’ont élu.
Robert KOUROUMA
Le Patriote
622 73 23 85

Plus d'articles

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Les plus récents

Nous suivre sur les réseaux sociaux

Abonnez-vous et recevez nos dernières actualités