Meurtre de Kashogi : Le prince héritier lance un appel à témoin, l’ONU l’accuse

L’assassinat du journaliste Jamal Kashogi le 2 octobre 2018 à l’intérieur des locaux du Consulat d’Arabie Saoudite à Ankara, continue de soulever des vagues. Après avoir dédommagé sa famille qui a migré vers les États Unis pour raisons de sécurité, le Prince héritier, Mohamed Ben Salman avait lancé un appel à témoin pour aider à trouver les auteurs du crime. L’ONU annonce détenir des preuves de l’implication du Prince sur le meurtre.

Pour rappel, le journaliste Jamal Khashoggi «a été victime d’une exécution délibérée, préméditée, d’une exécution extrajudiciaire dont l’État d’Arabie saoudite est responsable», conclut une enquête des Nations unies qui met en cause le prince héritier Mohamed ben Salmane.

Dans un rapport rédigé au terme de six mois d’enquête et cité par Reuters, la rapporteuse spéciale des Nations unies, Agnès Callamard, indique que «M. Khashoggi a été la victime d’une exécution délibérée, préméditée, d’une exécution extrajudiciaire dont l’État d’Arabie saoudite est responsable en regard du droit international lié aux droits de l’homme».
«Il existe des preuves crédibles, justifiant des investigations supplémentaires, de la responsabilité individuelle d’officiels saoudiens de haut niveau, y compris le prince héritier», ajoute-t-elle.

En séance de restitution sur les conclusions faites après les six mois d’investigation, les enquêteurs de l’Onu ont annoncé mercredi 19 juin détenir des preuves crédibles de l’implication du prince héritier Mohamed ben Salmane et d’autres hauts responsables saoudiens dans l’assassinat du journaliste JamalKashoggi.

Jamal Kashogi était un résident américain, Collaborateur au Washington Post, très critique des pratiques du pouvoir saoudien, en particulier du prince héritier, Mohamed ben Salmane.

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