Mali : Sortie de crise, Goodluck Jonathan organise la rencontre de la dernière chance au palais de Koulouba

@Atlanticactu.com – Après l’échec de sa première mission au Mali suivie de celle des chefs d’état de la Cedeao, l’ancien président du Nigeria Goodluck Jonathan est revenu depuis lundi, veille de la manifestation du M5/RFP. Après une rencontre avec l’imam Dicko et le Chérif de Nioro Bouyé Aïdara, l’Envoyé Spécial de la Cedeao organise ce jeudi une réunion au Palais de la République. Une messe considérée comme celle de la dernière chance.

C’est au pas de course que l’ancien président nigérian qui a atterri lundi dans la matinée à l’aéroport International Modibo KEITA-Senou de Bamako, accueilli par Tiébilé DRAME, Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, a rencontré les différentes parties prenantes de la crise actuelle au Mali. En effet, après un bref entretien avec le chef de la diplomatie malienne, Goodluck Jonathan a rencontré  l’imam Mahmoud DICKO dans l’après-midi au domicile du Guide religieux. Auparavant, le ministre des Affaires Étrangères Tiébilé Dramé avait eu un entretien avec l’imam Dicko avant l’arrivée du médiateur de la CEDEAO.

Selon des sources de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants (CMAS) dirigée par l’imam Dicko, la rencontre entre l’ancien président nigérian et lez Guide moral du M5/RFP n’a pas permis d’obtenir le report de la manifestation qui était prévue le lendemain à la Place de l’Indépendance. « Autant Tiébilé Dramé venu le premier, autant le médiateur désigné de la CEDEAO, n’auront réussi à faire changer d’avis le guide religieux qui a maintenu le mot d’ordre de la manifestation », précise notre source.

Dans l’impossibilité de faire fléchir l’imam Dicko, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan opte pour l’implication du Chérif de Nioro Bouyé Aïdara 

Apres l’échec de la rencontre avec Mahmoud Dicko, les émissaires prennent langue avec le Chérif de Nioro considéré comme le seul apte à « faire entendre raison à l’imam ». Mais, ce dernier imaginant le plan pour faire annuler la manifestation, accepte de rencontrer le Médiateur et son équipe mais, seulement le mercredi c’est-à-dire après la manifestation du M5/RFP.

Une aubaine pour Goodluck Jonathan qui en profitera pour peaufiner son calendrier et rencontrer IBK dont les services à l’affût, craignaient une nouvelle hécatombe comme lors des manifestations du mois de juillet où près de 23 personnes ont trouvé la mort.

Ce même jour aux environs de 21 heures, l’ancien président nigérian animera une conférence de presse en compagnie de Tiébilé Dramé. Dès l’entame, il déclare « Nous sommes heureux de noter que ne se reste qu’un petit progrès a été enregistré. Vous avez sans doute conscience qu’aujourd’hui une grande cérémonie s’est déroulée. Certains membres de la cour suprême qui n’étaient pas en place et certains postes de la cour constitutionnelle qui étaient vacants ont été comblés et ces membres ont pu prendre service aujourd’hui. ».

À Nioro, Goodluck Jonathan obtient SDE Chérif Bouyé  Aïdara sa participation à la rencontre du jeudi au palais de Koulouba en présence du président IBK et de l’imam Dicko. Le Guide religieux donne son avis sans pour autant égratigner le Médiateur qui la veille, lors de sa conférence de presse, avait jeté des piques à l’endroit des organisateurs de la manifestation. 

En effet, à la fin de sa conférence de presse , l’ex-président du Nigeria a demandé aux Maliens de discuter : « Vous pouvez vous lancez dans une manifestation mais vous ne pouvez jamais en deviner la fin parce qu’il est très difficile de maitriser tout ce qui bouge librement dans la ville. Donc au nom de la CEDEAO, j’invite le bon peuple du Mali à s’asseoir maintenant sur une même table pour discuter car les manifestations ont été organisées en nombre suffisant à notre entendement. »

Et le Médiateur de la CEDEAO de poursuivre, les manifestations doivent prendre fin. «  La CEDEAO, l’Union Africaine, l’Union Européenne, les Nations-Unies, chacun en est conscience ; donc il y a plus nécessité d’organiser encore des manifestations car les manifestations en elles-mêmes ne résolvent pas les problèmes. Ce sont les discutions et les négociations qui permettent de venir à bout des problèmes. Maintenant que les manifestations nous ont permis de connaitre ces problèmes alors prenons la peine à présent de nous asseoir pour en débattre calmement. »

Cheikh Saadbou Diarra (Atlanticactu,com)

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