lundi, 26 juillet 2021 14:16

Mali : Peint comme un « Djihâdiste », l’Imam Dicko précise : « ATT, Nicolas Sarkozy, Erard Corbin de Mangoux savent »

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ExclusifCes postures en 2009 lors du vote de la loi sur le nouveau code de la famille qui avait trouvé aux antipodes des valeurs maliennes, en 2011, il sera l’un des seuls leaders à avoir attiré l’attention du Président Amadou Toumani Touré sur le risque d’accueillir les soldats libyens d’origine malienne sans les désarmer et récemment, il contraindra le pouvoir de IBK à retirer un manuel d’éducation sexuelle qui prône l’homosexualité. Ses différentes positions sont prises alors que Mahmoud Dicko dirigeait le à Haut Conseil Islamique de 2008 à 2019. Dans un entretien accordé à Atlanticactu qui paraîtra bientôt, l’imam à qui on prête certaines velléités, revient sur sa mission.

« Je pardonne à mes pourfendeurs et à leurs maîtres car, ils nous reprochent d’aimer notre pays comme ils aiment le leur. Pourtant, la religion Islamique à laquelle j’appartiens me fait l’obligation d’aimer mon pays parce qu’étant une prescription divine », tient d’emblée à préciser Mahmoud Dicko depuis sa résidence de Badalabougou où des centaines de jeunes se relient au quotidien pour assurer la sécurité de celui qui incarne la liberté, la droiture et la paix.

Répondant à ceux qui le taxent de nourrir d’autres projets et même de lorgner le fauteuil présidentiel, Mahmoud Dicko a voulu être très clair. « Quand IBK voulait le pouvoir, nous l’avons accompagné sir la base d’engagements vis-à-vis du peuple malien- un peuple qui depuis le décès du président Modibo Keïta ne cesse d’aller vers l’abîme, aujourd’hui c’est également au nom du non-respect de ces engagements que nous combattons le pouvoir qu’il incarne », déclare l’imam.

« Ce que nous n’avons pas pardonné à l’ex président Moussa Traoré, nous ne le concèderons pas à Ibrahim Boubacar Keïta qui a hérité d’un pays qui ne cherchait qu’à renaître et se replacer dans le firmament des nations de droit », renseigne Mahmoud Dicko qui lance en même temps, « Si c’est pour défendre ces fondamentaux moraux et sociaux que certains me taxent de « terroristes », je leur pardonne mais jamais ils ne pourront m’empêcher d’aimer mon pays ».

D’ailleurs, sur ces accusations relayées par une certaine presse, l’imam Dicko met en garde. ATT, Nicolas Sarkozy, Erard Corbin de Mangoux l’ancien directeur général de la DGSE française savent. Ils savent parce qu’en octobre 2011, j’avais alerté sur les conséquences de la désintégration de la Libye mais surtout pour mon pays, j’avais prôné le retour de nos frères qui étaient dans l’armée de feu Mouamnar Khadafi mais, qu’ils soient désarmés à nos frontières. Je n’ai pas été écouté ».

Selon l’imam, « s’il faut chercher des terroristes ou des sympathisants de cette cause, il faudra rétablir la vérité sur la responsabilité de ceux qui ont « encadré et sécurisé » le long convoi de plus 500 hommes à bord d’une centaine de véhicules avec armes et bagages. Il y avait des armes lourdes, des missiles, des +technicals+ (4X4 pick-ups équipés d’armement) et là, on pourra déterminer qui est responsable de tout ce chaos ».

Et pour clore ce volet qui lui tient à cœur du fait des accusations portées contre sa personne, l’imam Dicko renvoie ses contempteurs à Saïd Djinnit, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest qui était présent au moment des faits.

Pour le respect de certaines formalités exigées par l’imam , la totalité de l’entretien sera publiée dans les prochaines heures.

Cheikh Saadbou Diarra (Atlanticactu.com)

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