Mali : Affrontements entre Djihâdistes et soldats français, un hélicoptère touché

À la suite d’une opération lancée de concert avec l’armée malienne, les soldats de la force Barkhane ont subi quelques dommages. Un hélicoptère aurait été touché entraînant son crash et occasionnant des blessures aux membres de l’équipage. Une vingtaine de terroristes ont été « mis hors d’état de nuire ». Une opération conjointe qui a vu également la participation de l’armée nigérienne, selon un communiqué de l’état-major des armées françaises.

Jeudi et Vendredi dernier, une vingtaine de terroristes ont été « mis hors de combat » lors de d’une opération, menée avec l’appui d’hélicoptères de combat Tigre, d’un drone Reaper et d’avions de chasse Mirage dans le sud du Liptako malien, à proximité du Niger, a ajouté l’état-major, confirmant un bilan donné samedi soir par les Forces armées maliennes (FAMa).

« Le 14 juin matin, un hélicoptère de type Gazelle déployé en appui des troupes au sol a été contraint à un atterrissage d’urgence », a indiqué l’état-major. « Les trois membres d’équipage ont été évacués pour être pris en charge au sein de l’antenne médicale de Gao, puis évacués vers la France par mesure de précaution. Leurs jours ne sont pas en danger », a précisé ledit communiqué.

Une opération concertée qui a permis aux militaires français, maliens et nigériens de saisir une vingtaine de motos, des moyens d’observation et de communication, ainsi que de l’armement. Plusieurs combattants ennemis ont été également abattus

Après les affrontements qui ont duré plusieurs heures suivi du retrait des troupes terroristes, la carcasse de l’hélicoptère a été « récupéré et extrait de la zone » mais sera difficilement réparable, a indiqué le porte-parole de l’état-major, le général Patrik Steiger. Les fouilles effectuées dans la zone ont permis de saisir « une vingtaine de motos, des moyens d’observation et de communication, ainsi que de l’armement ».

L’opération a été « déclenchée en coordination avec l’armée nigérienne agissant au sud de la frontière, et grâce à ses renseignements », a relevé l’état-major. Un groupe djihadiste qui se fait appeler « Etat islamique dans le Grand Sahara » (EIGS) est actif essentiellement dans cette région de Ménaka et de l’autre côté de la frontière avec le Niger. Il a notamment revendiqué l’attaque de Tongo Tongo, en octobre 2017 au Niger. Cette embuscade avait coûté la vie à quatre soldats américains et quatre militaires nigériens.

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