Lutte contre le terrorisme au Sahel : Après le tollé suscité par la « convocation » des chefs d’état du G5 Sahel, Macron reporte le sommet de Pau

La présence militaire française étant de plus en plus décriée en Afrique de l’Ouest notamment dans les pays du Sahel, Paris avait décidé de « convoquer » les chefs d’état de la zone autour d’un sommet où ils devraient s’engager publiquement à soutenir ou non la présence militaire de l’hexagone. L’attaque d’Inates au Niger a été un prétexte pour l’Elysée de reporter la rencontre à début 2020.

Emmanuel Macron s’est entretenu lundi soir par téléphone avec le président nigérien Mahamadou Issoufou avec lequel il a convenu de proposer à leurs homologues de reporter, à début 2020, le sommet prévu ce mois-ci sur le Sahel en raison de l’attaque lundi contre un camp militaire au Niger, a annoncé l’Elysée.

Durant cet échange, les deux Présidents ont marqué leur détermination à rester unis face à la menace des groupes terroristes et à redéfinir ensemble, dans les semaines à venir, le cadre politique et opérationnel pour agir pour la sécurité des populations et des Etats du Sahel », ajoute l’Elysée qui a dépêché le Chef d’état major général des Armées pour renouveler son soutien à Niamey.

Une invitation sous fonds de polémique et les précisions du Président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré qui dément l’Elysée

L’annonce de ce sommet avait suscité de nombreuses critiques, l’invitation du chef de l’État français ayant été perçue par certains comme une convocation. Pourtant, quelques heures avant, la présidence française avait indiqué que tous les chefs d’État du G5 avaient « confirmés » leur présence au sommet de Pau samedi.

Une annonce contredite à Ouagadougou par le président Kaboré. Au cours d’un entretien télévisé Roch Marc Christian Kaboré avait en effet annoncé que les chefs d’État du G5 Sahel allaient d’abord se concerter pour adopter une position commune, ajoutant que le ton et la forme de l’invitation avaient manqué de tact, et engendré un tollé au sein de l’opinion africaine.

« Le partenariat doit être respectueux des uns et des autres, a précisé Roch Marc Christian Kaboré. J’estime que le ton et les termes employés avant l’invite posent problème parce que c’est le contenu des débats qu’on doit avoir ensemble. Cela signifie que nous devons avoir des rapports de respect mutuel. »

Cheikh Saadbou Diarra

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