Insécurité alimentaire et famine : Le Sénégal parmi 41 pays dans le monde menacés de famines

Selon le dernier rapport de la FAO sur les Perspectives de récoltes et la situation alimentaire publiée jeudi, les conflits en cours, la mal gouvernance et les sécheresses demeurent les principales causes de grave insécurité alimentaire, compromettant ainsi l’accès aux aliments et leur disponibilité pour des millions de personnes. Malgré la bonne santé financière clamée, le Sénégal fait partie de ces pays africains que la FAO cherche à nourrir.

Le rapport indique que 41 pays, dont 31 en Afrique, ont toujours besoin d’une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires, une situation inchangée depuis trois mois. Les 41 pays ayant actuellement besoin d’une aide extérieure pour couvrir leurs besoins alimentaires au risque de voir une partie de leurs populations, victimes de la famine, sont disséminés en Asie et en Afrique. Parmi ce lot figure en bonne place le Sénégal à côté de pays comme le Yémen, le zimbabwé, l’Erythrée ou la Guinée. Pourtant, des pays apparemment pauvres comme la Guinée Bissau ou la Gambie, ne figurent pas sur ce rapport et cerise sur le gâteau, l’organisation onusienne, les place dans la catégorie des pays ayant presque réussi la transition vers l’autosuffisance alimentaire.

Le manque de pluies compromet la production alimentaire

Lors de la saison agricole écoulée, la production agricole de pays comme le Sénégal, a connu une baisse et cela, depuis déjà quelques années. Les moyens annoncés par le gouvernement, ont-ils réussi à vraiment aider à rendre performante l’agriculture ? De nombreux spécialistes pensent que les choix de la politique agricole du gouvernement, ne sont pas en adéquation avec la réalité. Ce qui contribue nettement à une sous production agricole.

Autre cause de l’insuffisance alimentaire, c’est l’importation à outrance de produits agricoles, faisant du coup échec à toutes les tentatives des agriculteurs sénégalais qui, pour certains, constatent une production qui ne peut être concurrentielle. Les exemples de l’oignon local ou du riz de la vallée indiquent clairement un choix politique qui n’encourage pas les producteurs.

En 2018, les dégâts causés par le manque de pluies ont eu de lourdes répercussions sur la production agricole, dont celles de faire grimper les besoins d’importations en céréales. Les récoltes ont baissé pour la deuxième année consécutive, tandis que les pays voisins ont également enregistré des baisses de leur production en raison de conditions climatiques défavorables.

Début 2019, près de 13 millions de personnes en Afrique de l’Ouest dont plus de 350 mille au Sénégal, étaient considérées comme étant en situation d’insécurité alimentaire et, l’insécurité alimentaire devrait s’aggraver davantage en 2019, exacerbée par une forte hausse des prix des aliments de base et par la crise économique.

En plus, d’après le rapport, les récoltes devraient être inférieures à la moyenne en 2019.

Les mauvais choix politiques ont de graves répercussions sur la sécurité alimentaire

De même, la situation désastreuse de la sécurité alimentaire est le résultat de mauvais choix politique sans compter, la nouvelle tendance de l’agro bizness qui est une option plus à même, d’enrichir des gros investisseurs que d’aider à une autosuffisance alimentaire.

D’ailleurs, l’Economist Intelligence Unit (EIU avait tiré sur la sonnette d’alarme au mois de mars dernier. Alarmiste, cette Ong britannique recommandait que des actions soient « urgemment » menées.

L’EIU avait déjà alerté, en octobre 2018, qu’environ 94.500 personnes étaient en situation
d’insécurité alimentaire et que ce chiffre allait connaître un pic au mois de novembre de la même année.

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