Guinée-Bissau: José Mário Vaz toujours aux commandes, est-il un « président illégal » ?

Le mandat est terminé, mais José Mário Vaz restera le Président de la Guinée-Bissau jusqu’aux élections. Malgré le retard sur le calendrier électoral et la prise de certaines décisions contestées, l’avocat Carlos Vamain a déclaré que JOMAV « n’est pas un président illégal ».

Le Président sortant de la Guinée-Bissau a ralenti les processus assurant le fonctionnement normal de l’État. En plus de rejeter le nom de Domingos Simões Pereira, le candidat choisi comme Premier ministre par le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), vainqueur des élections législatives, JOMAV (nom connu de José Mário Vaz) prend également du temps pour accepter les noms proposés pour constituer le gouvernement et ne pas respecter l’échéance fixée pour la date de l’élection présidentielle.
Bien que son mandat ait pris fin le 23 juin, José Mário Vaz reste au sommet du pays jusqu’aux élections présidentielles du 24 novembre. Afin de justifier certaines de ses actions, qui sont fortement contestées, on s’appuie souvent sur la Constitution guinéenne.

Selon le constitutionnaliste guinéen Carlos Vamain, joint au téléphone par Atlanticactu.com, ce dernier estime que José Mário Vaz a la légitimité de continuer à exercer ses fonctions de président, puisqu’il ne peut passer momentanément à la présidence par intérim.
Même si, le juriste reconnaît qu’il existe également un problème « d’intérêts politiques non confessionnels des deux parties ».

« Le problème est le suivant: si vous avez l’intention claire de violer les normes constitutionnelles, même si tel est le cas, il existe des mécanismes dans un État de droit démocratique pour les résoudre. Ce n’est pas par la rue, par des démonstrations que le problème sera résolu. Cela peut aider, mais il existe des mécanismes juridictionnels et judiciaires pour résoudre ce type de problèmes, du moins dans notre Constitution » renseigne MR Vamain.

Voies de sorties de crise et les solutions attendues?

Une situation grave, reconnaît le Constitutionnaliste mais, « Ce n’est que contre l’inconstitutionnalité que d’agir devant la Cour suprême de justice, qui cumule également les fonctions de la Cour constitutionnelle en Guinée-Bissau. Le président José Mário Vaz aurait dû organiser les élections présidentielles trois mois avant la fin de son mandat ».

Poursuivant ses explications, MR Vamain renseigne, « L’actuel président n’est pas un président illégal car, il dispose de quatre-vingt-dix jours avant qu’il ne soit obligatoire pour le président d’organiser , mais que tout type d’élection doit être acté 90 jours à l’avance afin que la préparation de l’élection soit adéquate. Par conséquent, il n’est pas obligatoire de dire qu’il ya un délai, c’est 90 jours. Maintenant, il a pris un décret pour les élections. Il est président élu, président de la République et ne peut à aucun moment devenir président de la République par intérim. Cela n’existe pas dans la loi ».

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