lundi, 26 février 2024 14:21

« Faire sauter le chef d’État-major de la gendarmerie à 4 mois de sa retraite est une preuve de….. », selon Ndeye Fatou Blondin

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Sénégal
Atlanticactu / Dakar / Khadim Mbodj
Réponse du berger à la bergère. Ndeye Fatou Blondin DIOP l’une des icônes de la coalition Yewwi Askanwi n’a pas tardé à apporter la réplique à Adji Mbergane KANOUTÉ, la vice-présidente du Groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (BBY)et Coordinatrice de Macky2012, Adji Mergane Kanouté qui lors du JDD de dimanche dernier,  avait validé le 3e mandat.
« Les femmes et les hommes, qui sont avec lui, ont porté leur choix sur Macky Sall comme candidat naturel. Je pense que le Président a l’obligation de répondre à cette demande. Déjà, rien ne s’oppose à ce qu’il soit candidat. Et, je l’ai déjà dit, c’est le choix de la continuité. Il nous faut la restauration et la conservation des valeurs de la République. Il faut également la conservation des valeurs culturelles que nous ont léguées nos guides », avait-elle déclaré.
Face à Aïssata Ndiathie, ce dimanche 12 mars 2023, Ndeye Fatou Ndiaye Blondin Diop, conseillère départementale élue à Mbour sous la bannière Yewwi Askan Wi (Yaw), se démarque.
Selon elle, la question du 3e mandat est à l’origine de “tout le désordre dans ce pays”, faisant “sauter le chef d’État-major de la gendarmerie à quatre mois de la retraite, qui fait qu’on emprisonne des gens, et chaque fois qu’il y a une manifestation, il y a l’armada qui sort. On dirait qu’on est en guerre. Tout ça, c’est le 3e mandat.”
« Pour faire revenir Macky à la raison, il faut un rapport de force sur le terrain »
Pour l’opposante, “on se rend compte qu’on est vraiment dans l’impasse.” Abordant dans ce cadre la dynamique unitaire de l’opposition initiée par Yaw, elle a expliqué que “l’objectif est de remettre l’État du Sénégal dans les rails démocratiques.”
Pour y arriver, a-t-elle lancé, “il faut un rapport de force sur le terrain”. Dans son argumentaire, elle a d’abord déploré qu’il “y ait peu de place pour le dialogue.” Car, a-t-elle martelé : “On a tué trois fois l’esprit du dialogue. Quand on se rencontrait, c’était pour faire des deals pour Karim Wade (et) sur le processus électoral.” Par conséquent, fulmine-t-elle, “tous les autres volets ont été passés sous silence.”
Ensuite, a-t-elle déclaré : « quand vous mettez sur la tête de la principale figure de proue de l’opposition (Ousmane Sonko), deux, trois (voire) quatre procès, pour l’empêcher de se présenter, est-ce qu’il y a un esprit pour dialoguer ? Puis, dialoguer avec qui ? Vous dialoguez avec quelqu’un qui se dédie effrontément. ‘’Je fais cinq ans’’, il fait sept ans. La question du 3e mandat était réglée. Aujourd’hui, on est en plein dedans ».

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