Coronavirus : Ryad et Koweit City expulsent les clandestins et ferment leurs frontières

L’Arabie saoudite et le Koweït renvoient dans leur pays Éthiopiens, Indiens et Égyptiens, même s’ils sont porteurs du virus. Ces deux pays du Golfe ont bouclé leurs frontières ou expulsent leurs clandestins

Situé à la pointe nord de la péninsule arabique mais juste en face de l’Iran sévèrement frappé par le virus, le minuscule émirat du Koweït a fermé, dès le 12 mars, ses frontières, mais n’a pas hésité à renvoyer des travailleurs étrangers d’ordinaire essentiels à l’économie, considérés désormais comme «proliférant».

Plusieurs milliers d’Indiens, de Philippins et d’Égyptiens, souvent en situation irrégulière, ont ainsi été rapatriés dans leur pays d’origine. «Les autorités tenaient à dégager des lits de réanimation au profit des Koweïtiens, alors qu’ils sont en nombre insuffisant pour faire face au pic de l’épidémie qui arrive maintenant, explique un expatrié joint au téléphone à Koweït City. L’État a alors regroupé ces étrangers dans des hôtels, il a payé la facture et a même offert les billets d’avion pour qu’ils rentrent en Inde, en Égypte et aux Philippines, y compris les travailleurs en situation irrégulière», ajoute-t-il.

La Rédaction

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