vendredi, 1 mars 2024 00:15

Conseil départemental de Bignona : Supplice de Tantale pour les populations, obligées de choisir entre la peste et le choléra

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@Atlanticactu.com – Le Conseil départemental de Bignona cherche prétendant sérieux. Tel pourrait être le titre du film qui se joue actuellement. Les frustrés et déçus de l’Acte 3 de la Décentralisation, se posent la question à savoir l’utilité de ce machin. Si les dix-neuf communes d’arrondissement à l’exception de certaines comme celle de Djibidione qui a réussi à réaliser un retour progressif des réfugiés sans compter et le paiement de l’impôt sur le minimum fiscal grâce au Forum Civil, les réalisations peuvent se compter sur les doigts d’une main. Le Conseil départemental, le mauvais élève de la classe qui est courtisé  par le président sortant Mamina Kamara et Yankouba Diémé du Pastef, est un chef d’œuvre de contorsion financière.

Plongées dans une violence inouïe pendant plus de trente-cinq ans, livrées à elles-mêmes et souvent spoliées par les élus et autres fonctionnaires, les populations de Bignona qui espéraient beaucoup de la situation d’accalmie constatée depuis quelques années et avec les avantages supposés de l’Acte 3 de la décentralisation, n’auront vu du feu. Et pour cause, les attentes n’ont pas valu la peine d’attendre. En effet, les populations ont assistées impuissantes à un braconnage financier sous fonds des fameux « bons verts » oubliant du coup que les budgets votés étaient plus destinés aux citoyens qu’à entretenir un personnel politique ou un standing de vie. 

« Nous irons tous en prison au moindre contrôle sérieux « , confie un adjoint au Maire de l’une des communes du département de Bignona. Cette phrase a elle seule prouve que la défaite mémorable du président Macky Sall lors de la présidentielle de février 2019, était prévisible. Les populations désemparées, chagrinées de voir le charcutage financier opéré par des élus qui avaient promis monts et merveilles, n’ont pas hésité à répondre aux sirènes de Pastef. Résultats des courses, la toute puissante coalition présidentielle laminée par un « nain politique ».

Va-t-on assister au même scénario avec les élections Locales de janvier prochain ? Les jeux sont faits et tout peut arriver. Mais, le dilemme des populations se trouve dans le choix cornélien à faire entre Mamina Kamara et Yankouba Diemé pour diriger le Conseil départemental. Tous les deux, ne font pas l’unanimité dans leurs camps respectifs  

Le président actuel Mamina Kamara dont le bilan peut se résumer à une augmentation de l’assistanat des populations, pourra-t-il rempiler. Oui mais, face à un adversaire de la trempe du Coordonnateur départemental de Pastef et certainement un soutien effectif de la coalition BBY. Mais, il ne faut pas beaucoup miser sur une implication des responsables de BBY qui n’ont jamais voulu du choix de Mamina Kamara considéré comme un has been. 

Mais, il faut souligner que BBY souffre de l’absence d’un véritable leader dans le département. Un leader capable de stimuler les divergences et de faire avancer les troupes. Mamina Kamara aurait remporté sans aucun doute s’il avait un leader de la trempe de Mamadou Lamine Keita, éminent politique qui a réussi à deux reprises à remporter la mairie de Bignona devant des adversaires de taille. Malheureusement, son bilan catastrophique encore et l’absence d’un vrai leader, risquent d’être fatals au président Kamara dont la gestion des fonds générés par la coopération avec la Savoie (nous y reviendrons) constitue une énigme.

Pastef pourrait-il bénéficier des « trous d’air » de la gestion calamiteuse de Mamina Kamara pour plastronner au soir du 23 janvier 2022 ? Oui, avec un autre candidat que Yankouba Diémé, ça aurait été une simple promenade. Mais, les bras croisés de l’ex tout puissant C-19 et la « mise à l’écart » de Ndeye Gnima Goudiaby pèseront lourd dans la balance 

Le risque encouru par Pastef est de subir pour la première fois un vote sanction. Les prémisses étaient visibles depuis des lustres quand des responsables de la Coordination de Bignona avaient décidé de mettre sur pied le C-19, un cadre présent dans les dix-neuf communes d’arrondissement et de la Ville. Les initiateurs qui subissaient un ostracisme et une gestion cavalière de leur responsable départemental, ont dû se ranger à la suite de fortes médiations des « Sages » de Pastef. Mais, le ver était déjà dans le fruit.

Les tentatives de sabotage des opérations de dons de sang à Bignona et Thionk-Essyl organisées par les anciens responsables du C-19, n’ont pas arrangé les choses. Mieux, la mise à l’écart lors des investitures des responsables de l’ex C-19 à l’exception notoire de Bakary Diatta, le candidat de Yewwi Anskanwi à la Ville, a davantage creusé le fossé. Et last but not least, « l’enterrement » volontaire de Ndèye Gnima Goudiaby, l’ancienne Première vice-présidente du Conseil départemental qui pourrait être tête de liste de la proportionnelle, est une épine de plus.

D’ailleurs, ce qui avait fait dire à Oumar Djiba de Pastef/Bignona, « Avec le choix catastrophique, imposé à la base, incompréhensible et injustifié de cet individu pour diriger la liste majoritaire départementale, le réveil risque d’être brutal pour PASTEF à Bignona.
Aux membres de la Commission Nationale d’Investiture, vous avez 3 jour pour vous corriger! Nous n’avons pas droit de perdre le Département de BIGNONA ».

Malheureusement, ce cri du cœur comme tant d’autres étouffés, n’ont pas été entendus. Une cuisine interne de Pastef que les responsables vont gérer pour rééditer les résultats de février 2019. Mais, en attendant, les Bignonois devraient faire le choix entre la peste et le choléra.

Pape SANÉ

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