Bissau : Fin de mission de l’ECOMIB, panique et inquiétude s’installent

Après les principaux responsables Bissau guinéens qui s’inquiétaient déjà de la fin du mandat de l’ECOMIB, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine vient d’exprimer son « inquiétude » par rapport à la fin du mandat de l’Ecomib, Forces d’Attente de la CEDEAO en Guinée-Bissau. Pour entretenir les troupes de la Force d’Attente de la CEDEAO, l’Union Africaine a sollicité l’appui financier de la communauté internationale.

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine « note avec inquiétude la fin du mandat de l’Ecomomib le 30 septembre et l’intention des pays de la CEDEAO contribuant au renforcement militaire de commencer à retirer leurs troupes, ce qui pourrait nuire à la sécurité dans le pays » indique le communiqué final de la réunion de l’organe de l’Union africaine sur la Guinée- Bissau tenue en fin de semaine dernière. Communiqué auquel la presse a eu accès ce jour 17 Juin.

En raison de cette préoccupation, l’Union africaine appelle la communauté internationale à continuer à soutenir financièrement la présence de l’Ecomib dans le pays jusqu’à ce que les forces de défense et de sécurité soient en mesure de s’acquitter de toutes leurs responsabilités en matière de sécurité.

Les forces de l’ECOMIB se trouvent en Guinée-Bissau depuis 2012 à la suite d’un coup d’État militaire et ont pour mission d’assurer la sécurité des détenteurs d’organes de souverainetés de la Guinée-Bissau.

L’Ecomib a été autorisé le 26 avril 2012 par la CEDEAO à l’issue du coup d’Etat du Commandement Militaire dirigé par le Général déchu Antonio Injai, actuellement sous le coup des sanctions de la communauté internationale.

La Force d’Attente de la CEDEAO a pour but de promouvoir la paix et la stabilité en Guinée-Bissau sur la base du droit international, de la Charte des Nations Unies, du traité de la CEDEAO et du protocole de prévention des conflits de cette organisation.

Le départ brusque des forces d’attente de la CEDEAO, risque de laisser libre court aux tentatives de subversion de l’ordre constitutionnelle. La moindre étincelle en Guinée-Bissau pourrait faire jaillir le feu dans toute la sous-région.

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