A Spanish Civil Guard pulls an African migrant from a border fence, as Spanish Civil Guard officers stand underneath, during an attempt to cross into Spanish territories, between Morocco and Spain's north African enclave of Melilla October 15, 2014. Around 300 migrants attempted to cross the border into Spain and about 3 managed to pass the fence and are currently held at CETI, the short-stay immigrant centre, according to local authorities. REUTERS/Jesus Blasco de Avellaneda (SPAIN - Tags: SOCIETY IMMIGRATION)
Quelques quarante huit heures après l’une des plus invasions de migrants en provenance du Maroc, l’Espagne a décidé d’installer une barrière flottante de 500 mètres le long de la digue entre Tarajal et Ceuta, pour stopper l’arrivée de nouveaux candidats à l’immigration.
Ce dispositif a été mis en place le samedi 1er août 2026, à la suite d’un afflux massif d’environ 60 000 personnes dans l’enclave espagnole. Une mesure dissuasive. Le gouvernement espagnol a fait installer une barrière flottante entre Ceuta et Fnideq, au Maroc, deux jours après l’arrivée massive et inédite de 60 000 migrants dans l’enclave espagnole.
Samedi matin, plusieurs bateaux et plongeurs espagnols installaient un barrage flottant de 500 mètres de long, et de 30 à 70 cm de hauteur au-dessus de l’eau, et d’un mètre de profondeur, pour empêcher les migrants d’atteindre la digue de Tarajal.
Vendredi, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez avait déclaré que l’Espagne installerait des bouées pour « créer une barrière de confinement, une barrière physique, ne serait-ce que visuelle » pour dissuader de nouveaux passages de migrants.
Après le déploiement de l’armée espagnole, c’est le retour au calme à Ceuta
Trois jours après le passage de dizaines de milliers de migrants, la ville de Ceuta a retrouvé sa quiétude. Selon les autorités espagnoles, 50 000 exilés sont déjà repartis au Maroc, faute d’accueil espéré sur le territoire espagnol.
Côté marocain, de nombreuses familles attendaient samedi le retour d’un proche, aidées par des bénévoles de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), alors qu’au moins 67 migrants ont trouvé la mort en tentant la traversée.
Face au silence des autorités marocaines sur l’épisode inédit de jeudi, l’ONG a appelé samedi à l’ouverture d’une enquête indépendante afin de faire « toute la lumière » sur les causes de l’afflux inédit de migrants.