mardi, 31 mars 2026 13:09

Secrétariat général de l’ONU : la candidature de Macky Sall « suit son cours »

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Atlanticactu/ Election SG ONU/ Macky Sall/ Aïssata Tall Sall/ Serigne Ndong 

Le groupe parlementaire Takku Wallu a organisé, ce lundi 30 mars 2026 à Dakar, une conférence de presse pour éclairer les enjeux liés à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies. S’exprimant au nom du groupe, Aïssata Tall Sall a catégoriquement rejeté les rumeurs de rejet, soutenant que « la candidature a été déposée le 2 mars. Elle a été reçue par les Nations unies. Elle est donc actée ». Elle insiste qu’il est « faux de parler de rejet » et que la procédure suit normalement son cours.

L’ancienne ministre des Affaires étrangères est également revenue sur les échanges au sein de l’Union africaine, en particulier sur la « procédure de silence » appliquée à Addis-Abeba. Elle précise que « ce n’est pas un vote classique », mais un dispositif où chaque État donne sa position. D’après elle, « 37 pays soutiennent la candidature, 13 ont émis des objections et 5 ont demandé un délai », ce qui représente, selon son analyse, une « majorité qualifiée » traduisant un large appui africain.

Abordant la question de la rotation géographique souvent avancée pour contester cette candidature, Me Aïssata Tall Sall a affirmé qu’il n’y a « rien d’automatique » et qu’il ne s’agit pas d’une « règle intangible ». Elle a évoqué les précédents de Boutros Boutros-Ghali et Kofi Annan pour rappeler que deux Africains ont déjà dirigé successivement l’organisation, soulignant que « pendant quinze ans, l’Afrique a dirigé les Nations unies » et appelant à éviter les raccourcis.

Selon elle, « l’issue du processus dépend désormais de la diplomatie au plus haut niveau, particulièrement au sein du Conseil de sécurité ». Elle rappelle que les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto et que « si un seul dit non, tout s’arrête ».

Enfin, Me Aïssata Tall Sall a regretté les divisions internes au Sénégal, estimant que cette candidature constitue « une opportunité pour l’Afrique » et déplorant que, pour la première fois qu’un Sénégalais peut accéder à ce poste, il soit « contesté chez lui ».

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