mardi, 22 septembre 2026 09:06

Victime d’un présumé coup d’état, Embalò attendu à Bissau après le référendum

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Guinée-Bissau
Atlanticactu/ Bissau/ San Domingo/ Maïmuna Djalò
Pour ceux qui avaient des doutes sur le deal du fameux coup d’état militaire contre Umaru Embalò le 26 novembre 2025, la veille de la proclamation des résultats officiels de l’élection présidentielle, le prochain retour de l’ancien président en terre guinéenne est révélateur. Le « général » Umaru Embalò en villégiature au Maroc est attendu à Bissau les prochains jours pour assister au congrès du Madem G-15.
À l’occasion de son retour, Embalò sera investi candidat selon des sources proches de la junte au pouvoir. Après le référendum organisé le mois dernier par le chef de la junte le général Horta N’Tam, le gouvernement de la transition a lancé plusieurs signaux invitant tous les guinéens à rentree au bercail. Bizarrement,  c’est au moment où le chef de l’opposition,  Domingos Simones Pereira est « extradé » vers Lisbonne que le retour du  » général  » Umaru Embalò est agité.
Plusieurs sources proches de la transition confirment l’arrivée prochaine de Umaru Embalò. Ce dernier aurait déjà été « autorisé » à revenir dans le pays par les autorités de la transition qui indiquent désormais que le retour au bercail n’est pas interdite.
Le général Horta Inta-A a déclaré vendredi qu’Umaru Embalò, qui resté à l’extérieur de la Guinée-Bissau depuis sa chute du pouvoir lors d’une prise de pouvoir militaire en novembre dernier, est libre de revenir parce qu’il reste citoyen guinéen.
Interrogé par des journalistes à propos de la possibilité du retour de l’ancien président lors d’une visite au nouvel aéroport international Osvaldo Vieira, le général Horta Inta-A a déclaré que tout citoyen guinéen souhaitant revenir devrait être autorisé à le faire, indépendamment des différences politiques.
Cette déclaration est l’une des indications les plus claires à ce jour que les autorités de transition pourraient être prêtes à accepter le retour d’Embaló, d’autant plus que la Guinée-Bissau se dirige vers des élections et que l’activité politique commence à s’intensifier.
La junte militaire bénit le retour d’Umaru Embalò tout en émettant des réserves sur les cas de Domingos Simões Pereira,  Aristides Gomez…
Les commentaires du président interviennent alors que les partisans d’Embaló ont lancé une campagne publique appelant à son retour.
La campagne, promue sur les médias sociaux sous le slogan « Queremos Umaru Sissoco Embalo  » qui signifie « Nous voulons que Umaru Embalo revienne », a attiré le soutien de certains citoyens et individus liés à l’administration de transition.
Le commentateur politique Fransual Dias a déclaré qu’Embaló pourrait revenir en tant que citoyen, mais a fait valoir que les autorités devraient clarifier s’il reviendrait simplement en tant que citoyen privé ou avec des plans pour concourir pour le pouvoir politique.
« Pourquoi Umaro Sissoco Embaló revient-il ? Est-ce qu’il revient en tant que citoyen ordinaire ? Est-ce qu’il revient pour concourir pour le pouvoir ?  » Dias a demandé, arguant que les autorités militaires devraient expliquer les conditions entourant son retour.
La question juridique devient de plus en plus politique
La position juridique citée dans le rapport supprime également un obstacle potentiel au retour d’Embaló.
Le juriste Paulino Quade a déclaré qu’en l’absence d’une affaire judiciaire, d’une restriction de ses déplacements ou de toute autre décision officielle empêchant son entrée, Embaló pouvait retourner en Guinée-Bissau comme n’importe quel autre citoyen.
« C’est un citoyen de la Guinée-Bissau. Donc, la question n’a rien à voir avec la loi. La question est politique », a déclaré M. Quade.
L’argument juridique place également la responsabilité de l’État pour assurer la sécurité d’Embaló s’il revient.
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