URGENT : Ziguinchor, Salif Sadio « déménage » sa réunion à Koba

La raison a finalement prévalu entre les membres du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) et l’administration. La troisième réunion publique programmée à Diouloulou par le chef de la faction du Nord, Salif Sadio, a finalement été délocalisée à Koba, un village distant de quelques kilomètres de l’ancien chef-lieu d’arrondissement. Le pire était à craindre avec l’arrivée dans la zone de plusieurs militaires.

Salif Sadio qui est l’un des chefs de faction du MFDC les plus médiatisés, avait entrepris il y’a quelques mois d’organiser des réunions publiques. Ainsi, après les succès de Koundioughor et Thionk Essyl, celui qui se proclame principal et seul chef du Mouvement qui a plongé la région méridionale dans une spirale de violence, a voulu poser un acte de grande envergure. Où plus que Diouloulou pouvait servir le dessein de cet homme ? La symbolique a son sens dans ce choix quand on sait que Diouloulou est l’un des berceaux de la rébellion.

Pourquoi subitement cette volonté d’organiser des réunions d’information publiques ? Très simple, selon un ancien membre du MFDC qui s’est lancé dans la recherche de la paix en Casamance, « D’après des confidences de Salif Sadio, ces réunions sont des accords obtenus à la suite des négociations  entamées sous l’égide de Sant’Egidio ». Mais, souligne aussitôt notre interlocuteur, « l’Etat s’est rendu compte qu’il s’agissait d’une opération de propagande qui pourrait encourager l’adhésion de jeunes à l’appel du mouvement dont les leaders actuels sont en fin de processus ».

La forte démonstration de l’armée qui a fait venir des renforts de la Gambie et de Dakar et le bon sens de certains organisateurs a fini de prévaloir après la médiation de….

Selon des sources dignes de foi, la bombe a été désamorcée grâce à l’entregent d’un homme. En effet, le Maire de la commune de Diouloulou connu pour son engagement pour le retour d’une paix définitive, a pesé de tout son poids pour obtenir le « recul » des leaders du MFDC. Malang Thiam, pour ne pas nommer, a joué à l’émissaire de bons offices entre les deux camps et, a obtenu la délocalisation de la rencontre à quelques kilomètres de la ville.

un ouf de soulagement pour les populations de cette commune frontalière de la Gambie qui a payé un lourd tribut durant les années de braise de cette rébellion. Pour rappel, c’est dans cette localité que le Sous/Préfet avait été lâchement assassiné par des hommes présumés appartenir au MFDC.

Malgré la forte présence militaire, certaines personnes avaient commencé à quitter Commune pour s’installer provisoirement ailleurs car, les stigmates des violences sont encore visibles et hantent toujours le sommeil des habitants de cette paisible commune.

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