mardi, 23 juillet 2024 08:33

Togo : Malgré les pressions des Chefs d’État de la CEDEAO, Faure Gnassingbé va continuer d’aider les militaires au pouvoir au Niger

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Togo
Atlanticactu/ Lomé/ Niamey/ Olivier Dossou
Déçus par le manque quant à une intervention militaire au Niger soutenue par la France, des Chefs d’État de la CEDEAO qui avaient compté sur un blocus total n’ont toujours pas pû faire fléchir le président togolais qui continue de montrer sa solidarité au Niger comme l’illustre l’audience accordée lundi à une délégation officielle du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP).
Pour Faure Gnassingbé, en dépit des menaces et sanctions des chefs d’Etat de la CEDEAO, le Togo se doit de faire montre de solidarité vis-à-vis du Niger. Lors d’une audience avec une délégation officielle du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), conduite par le général Salifou Mody, ministre d’Etat en charge de la Défense nationale, le président togolais a réitéré toute sa disponibilité.
A cette occasion, les autorités nigériennes ont sollicité le Togo comme médiateur avec la communauté internationale notamment la Cédéao et à servir de garant, aux côtés des Etats-Unis, du désengagement militaire en cours des troupes françaises du pays. Le Chef de l’Etat togolais a assuré la disponibilité de son pays à servir de médiateur pour une solution négociée avec la mise en place d’un Groupe de soutien pour la transition au Niger sous l’égide de l’Alliance Politique Africaine (APA). Pour le Président togolais, en effet, « aider le Niger, c’est aider la Cedeao, et c’est aider la région, sinon, c’est toute la région qui va s’ébranler ».
Depuis le dernier sommet de Lomé dénommé ” Lome Peace and Security Forum”, la position du Chef de l’Etat togolais par rapport à la junte militaire nigérienne notamment est mise à la lumière.
Pour le Ministre Nigérien de la Défense, « le retrait des forces françaises » est l’exigence principale du CNSP. Et il est donc venu informer le Chef de l’Etat togolais de la situation sur l’accord obtenu relativement à ce retrait qui est en cours : « Dans cet accord, nous avions exigé qu’un certain nombre de pays soient garants. Nous avions demandé à ce que les États-Unis qui disposent de personnels militaires sur notre territoire puissent servir de garant. Puis nous avons surtout exigé que le Togo, notre pays frère, pour toute la contribution que ce pays ne cesse de nous apporter, soit notre garant dans cet accord ».
Du côté togolais, le Ministre des Affaires Etrangères, Robert Dussey a déclaré : « Je voudrais vous remercier d’avoir désigné, aux côtés des États-Unis d’Amérique, le Togo comme pays garant du retrait des forces françaises dans votre pays le Niger. Et je voudrais vous remercier aussi de votre disponibilité de travailler ensemble afin de mettre en place le groupe de soutien pour la transition au Niger ».

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