Tchad : Après les « leçons » des USA, la réponse salée d’Idriss Déby

Dans son communiqué de presse, de l’Ambassade des USA au Tchad publié la semaine dernière ; la diplomatie américaine disait en substance ; que bien que la constitution prévoie la liberté de réunion pacifique dans des circonstances limitées, le gouvernement de Ndjamena ne respecterait pas ce droit, portant obligation d’informer le ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration cinq jours à l’avance des manifestations et intervenant régulièrement dans les manifestations de l’opposition et les rassemblements de la société civile. La riposte tchadienne ne s’est pas fait attendre. Le Porte-parole du gouvernement a rendu public un communiqué dans lequel N’Djamena remet les Yankees à leur place.

Le ministère tchadien allant souvent jusqu’à refuser l’autorisation d’organiser de grands rassemblements sociaux tels que des mariages ou funérailles. Telles sont les griefs qui sont révélés et retenus contre N’Djamena par l’ambassade des États-Unis au Tchad. Ce qui a mit le Président Idriss Deby dans tous ces états au point de sortir un communiqué cinglant.

En avril 2016, le président Idriss Deby Itno, dirigeant du Mouvement du salut patriotique (MPS), a été élu pour un cinquième mandat avec 59,92% des voix. Bien que, selon la presse, les élections se soient déroulées dans les règles et que le taux de participation des électeurs ait été élevé, pour les USA, elles n’auraient été ni libres ni justes, Dans un récent communiqué l’ambassade américaine au Tchad, faisait de très critiques remarques pas du tout appréciés de N’Djamena.

Pour le Président Idriss Deby, « Le Tchad, un pays « souverain et libre »

« Le Tchad ne reçoit des injonctions de personne et n’a de leçon à recevoir de personne », fut la réponse envoyée par l’Administration du président Deby via Mahamat Zene Bada, secrétaire général du MPS , le parti au pouvoir; au « Rapport du pays sur les pratiques en matière de droits de l’homme pour 2018 » publié par l’Ambassade des USA à N’Djamena. Un rapport hautement critique et dénonciateur du non-respect du gouvernement tchadien des libertés fondamentales, notamment de celles relatives à la libre association et à la liberté d’expression,mais pour Zene Bada, le tchad serait “un pays libre et souverain”.

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