Sommet du G7 : Cinq Chefs d’état conviés, la lutte antiterroriste au menu

L’Égypte, l’Afrique du Sud et le Rwanda, la « troïka » de l’Union africaine, de même que le Sénégal et le Burkina Faso, qui président respectivement le Nepad et le G5 Sahel, sont les cinq pays africains invités au Sommet de Biarritz . Le thème général du sommet est la lutte contre les inégalités, sujet qui concerne l’Afrique au premier plan. Mais plusieurs autres thèmes abordés concerneront aussi le continent, à commencer par l’insécurité au Sahel.

A Biarritz, la France espère rallier tout le monde avec ce qu’on décrit, de source diplomatique, comme un nouveau « partenariat » pour la sécurité au Sahel. Concrètement, il s’agirait d’épauler les forces armées des pays membres du G5 Sahel, mais également leurs policiers et douaniers. Reste à savoir si la formule séduira le président Trump.

C’est d’ailleurs à ce titre que le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, sera présent les 25 et 26 août à Biarritz, au sommet du G7.
En sa double qualité de président en exercice du G5 Sahel et du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel, le président Kaboré partagera la vision de ces instances sur la lutte contre le terrorisme et les inégalités, ainsi que sur les changements climatiques.

Sécurité au Sahel, la France cherche l’union sacrée autour de la lutte contre le terrorisme

Les participants africains au sommet ne manqueront pas, quant à eux, de soulever deux questions qui restent en suspens. Les sommes allouées par les pays du G7 et la zone d’intervention exacte de ce partenariat, qui pourrait s’étendre jusqu’aux rives du lac Tchad.

Ce n’est pas parce que le G7 réunit les démocraties libérales les plus avancées que sa présidence française entend faire l’impasse sur l’Afrique. Au contraire. À Biarritz, Paris souhaite notamment faire débloquer le financement des forces de sécurité des États sahéliens, qui luttent contre les jihadistes.

Il a longtemps été question de transformer le G5 Sahel en mission des Nations unies, mais cela ne fait pas l’unanimité. Washington, surtout, hésite à financer une énième mission onusienne en Afrique, parce que trop chère, trop compliquée à ses yeux. Les États-Unis ont préféré jusqu’à maintenant négocier des accords militaires bilatéraux avec des États considérés comme fiables, à commencer par le Niger et le Burkina.

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