Sénégal : Convocation de Ousmane Sonko devant le Juge d’instruction, Dakar sous « tension » (Vidéo)

Depuis l’annonce de la plainte de Adji Sarr, une masseuse qui a accusé le leader de Pastef de viols multiples et menaces de mort, Dakar et d’autres capitales régionales ont vécu des moments de violences inouïs. À quelques heures du face à face entre Ousmane Sonko et le juge du 8ème cabinet, la tension semble avoir atteint son paroxysme avec l’impressionnant dispositif policier qui est mis en place dans les différentes artères de la capitale et aux alentours du Palais de Justice.

L’opposant politique, soupçonné de « viols et menaces de mort », est convoqué le 3 mars par le juge d’instruction. Jusqu’au dernier moment, Ousmane Sonko a laissé planer le doute sur son déplacement devant le magistrat instructeur qu’il a d’ores et déjà récusé par voie d’avocat. Il dénonce un complot politique ourdi par le président Macky Sall afin de l’écarter de la course à la présidentielle de 2024. Mais, au bout du compte, ses avocats, ses proches et certains religieux ont réussi à convaincre le leader de Pastef de déférer à la convocation du juge, ôtant du coup un énorme poids de la poitrine des nombreux sénégalais d’ici et de la diaspora qui entrevoyaient déjà un nouveau cycle de violences où personne ne sortira indemne.

Depuis le début de cette affaire, tout le Sénégal était tenu en haleine et cela, avec les différents traitements dans la place qui ont fini de désorienter les populations tout en semant une peur bleue sur d’éventuelles confrontations comme cela a été le cas avec la convocation servie par la Section de Recherches de la gendarmerie qui avait en charge l’enquête. Ousmane Sonko, député et opposant politique, est attendu devant le juge d’instruction, mercredi 3 mars, dans le cadre de l’enquête pour « viols et menaces de mort » dont il fait l’objet après les accusations d’une employée d’un salon de massage, comme il l’a révélé du reste dans son point de presse tenu ce mardi tard dans la soirée. Une véritable bouée d’oxygène quand on sait que le dirigeant du parti Pastef-Les Patriotes a jusque-là affirmé qu’il ne se rendrait à aucune convocation judiciaire, maintenant Dakar sous forte tension.

Arrivé troisième à l’élection présidentielle de 2019, Ousmane Sonko dénonce un « complot » visant à l’écarter du jeu politique d’ici 2024 à l’image de Khalifa Sall et Karim Wade.

La veille de sa convocation à la gendarmerie, M. Sonko avait déclaré à la presse qu’il ne s’y rendrait pas « si la voie légale [n’était] pas respectée ». « Il faut nécessairement que l’Assemblée nationale soit saisie afin de lever l’immunité parlementaire d’Ousmane Sonko, car cette poursuite a été initiée en dehors d’un flagrant délit. Sans cela, les poursuites ne peuvent pas avoir lieu », explique l’un de ses avocats, Me Bamba Cissé, qui assure que M. Sonko répondra aux enquêteurs une fois que son immunité sera levée.

Le tollé s’était emparé de Dakar quand le Juge d’instruction désigné après le refus du député de répondre à la convocation des gendarmes, avait dans sa saisine à l’assemblée nationale visé X et que les députés avaient massivement voté pour la levée de l’immunité parlementaire de Ousmane Sonko. Une procédure entachée d’irrégularités qui avait obligé le patron de Pastef de rejeter la mesure entérinée par les députés. Malgré ce couac et tant d’autres notés dans cette affaire de viols qui ressemble plus à une mauvaise farce, le Magistrat instructeur avait entendu la jeune femme durant de longues heures dans le bureau du juge Mamadou Seck.

Cheikh Saadbou Diarra 

 

 

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