Seconde vague de Covid-19 : Des médecins exigent la fermeture des écoles françaises pour 4 mois

Face à la hausse vertigineuse des cas positifs et la saturation des hôpitaux sans compter les premiers cas de nouveaux variants dans les écoles, le syndicat souhaite ainsi « ralentir la circulation du virus dans les établissements scolaires afin de tenter d’éviter une fermeture qui risque d’être beaucoup plus longue » par la suite.

L’épineuse question de la fermeture des classes est une nouvelle fois mise sur le tapis. Le SNMSU-UNSA Éducation, syndicat majoritaire des médecins de l’Éducation nationale, demande dans un communiqué adressé ce lundi au gouvernement « la fermeture de tous les établissements scolaires à partir du 8 février pour la durée des vacances de février des 3 zones géographiques ».

Cette fermeture « vise à ralentir la circulation du virus dans les établissements scolaires afin de tenter d’éviter une fermeture qui risque d’être plus longue dans le cadre d’un confinement, ce qui va à l’encontre de l’intérêt des élèves ».

Depuis la reprise de l’épidémie cette hiver, la fermeture prolongée des écoles inquiète autant les parents d’élèves que les enseignants, qui craignent un décrochage scolaire et une retombée trop lourde sur les enfants.

Les vacances d’hiver « ne suffiront pas à diminuer l’incidence de la pandémie »

Depuis samedi, c’est la zone 4 qui est en vacances,jusqu’au 22 février, puis ce sera autour de la zone C (du 13 février au 1er mars) et de la zone B (20 février au 8 mars). L’exécutif avait un temps réfléchi à mettre en place des vacances prolongées de quatre semaines pour tous les écoliers,  mais cette hypothèse n’a pas été concrétisée.

« Le fait que les vacances scolaires vont apporter une fermeture naturelle des écoles est quelques chose qui va être très favorable à l’épidémie », explique ce lundi sur BFMTV Antoine Flahault, épidémiologiste, directeur de l’Institut de santé globale de l’Université de Genève (Suisse). Mais « il faudrait un confinement, écoles comprises, pendant une durée limitée de temps qui permettrait de réouvrir tout cela de façon plus sécurisée ».

Pour le SNMSU-UNSA Éducation, il est clair que « les deux semaines de vacances d’hiver ne suffiront pas à diminuer l’incidence de la pandémie en milieu scolaire, d’autant que le gouvernement a autorisé les déplacements dans l’Hexagone, donc le brassage des populations ».

934 classes sont fermées, et 105 structures scolaires, pour 12.520 cas de Covid-19 chez des élèves, d’après le dernier point publié par le ministère de l’Éducation Nationale le 5 février, 1808 membres du personnel scolaire ont également été testés positifs.

La circulation du virus « de plus en plus forte »

Le syndicat rappelle que « la circulation du virus en milieu scolaire, de la maternelle au lycée, chez les élèves comme chez les personnels, est de plus en plus forte, avec un nombre croissant de variants.

Si les enfants les plus jeunes semblent moins à risque et moins contagieux face au Covid-19, ils participent tout de même à sa circulation. Quant aux collégiens et lycéens, plusieurs médecins ont déjà appelé à ne pas les traiter de la même façon que les plus petits,  car ils sont plus porteurs et plus contagieux que leurs cadets.

Selon le syndicat le port obligatoire du masque de catégorie 1 dans les écoles est « inapplicable » et ne sera donc pas efficace contre la circulation du Covid-19.

Avec AFP 

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