jeudi, 16 avril 2026 12:24

Santé au Sénégal, de 67 à 69 ans d’espérance de vie en dix ans

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Sénégal

Atlanticactu/ Santé publique/ Espérance de vie/ Serigne Ndong

L’espérance de vie au Sénégal est passée de 67 à 69 ans entre 2015 et 2025, grâce à la contribution déterminante de la science dans l’amélioration du système de santé, a indiqué mercredi le professeur Ibrahima Seck, chef du service de Médecine préventive et de santé publique à l’UCAD de Dakar.

« La transformation concrète du système de santé sénégalais par la science s’est traduite par des progrès sanitaires observés depuis une décennie », a-t-il affirmé, citant notamment l’évolution de l’espérance de vie, passée de 67 à 69 ans sur la période 2015-2025.

Il a également relevé qu’au cours de cette même période, « la mortalité néonatale (décès au cours du premier mois de vie) est passée de 39 à 21 pour 1000 naissances vivantes ».

Le professeur Seck intervenait lors d’un panel consacré au thème de la Journée mondiale de la santé : « Investir collectivement dans l’innovation et les politiques fondées sur les preuves pour accélérer la Couverture sanitaire universelle (CSU) au Sénégal ». L’Institut Pasteur de Dakar, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé, a organisé une table ronde à cette occasion.

Parmi les autres avancées sanitaires, il a cité la baisse de la mortalité des enfants de moins de 5 ans, de 48 à 31 pour 1000 naissances vivantes, ainsi que celle de la mortalité maternelle, passée de 392 décès pour 100 000 naissances vivantes à 153 en 2023.

Selon lui, la science appliquée à la santé a permis une transformation concrète du système sanitaire sénégalais, notamment à travers l’amélioration de l’accès aux soins.

« Grâce au développement de la santé numérique, grâce à de nombreuses plateformes un médecin peut consulter à distance aujourd’hui, prendre rendez-vous en ligne ou encore suivre l’évolution d’une maladie sans se déplacer », a-t-il expliqué, saluant le rôle de la télémédecine et de l’intelligence artificielle.

Cette évolution a, selon lui, contribué à réduire les inégalités territoriales et à rapprocher les patients des professionnels de santé. Il estime que ces innovations sont particulièrement importantes dans les zones rurales, où les infrastructures sanitaires restent limitées.

Au-delà des aspects techniques, le professeur Seck a souligné que les avancées scientifiques, notamment la mise au point de nouveaux médicaments et vaccins, ont permis de réduire les maladies et la mortalité, en particulier chez les enfants grâce à la vaccination.

De son côté, le docteur N’da Konan Michel Yao, représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé, a affirmé que « la science est le moteur d’innovations pour des solutions sanitaires efficaces ».

« Elle permet de comprendre les défis sanitaires et de répondre efficacement grâce à des données probantes générées », a-t-il ajouté, plaidant pour des décisions basées sur la recherche scientifique.

Enfin, il a averti que « sans capacité scientifique locale, il ne peut y avoir de souveraineté ».

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