mardi, 15 septembre 2026 13:27

Pétrole et gaz : le Sénégal s’allie à Eni pour évaluer cinq blocs offshore

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Sénégal

Atlanticactu/ Gastech 2026/ Eni/ Pétrole/ Gaz/ Exploration pétrolière/ Serigne Ndong

En marge de Gastech 2026, le Sénégal et le groupe énergétique italien Eni ont signé, lundi 14 septembre 2026, un Protocole d’Accord portant sur l’évaluation du potentiel pétrolier et gazier de cinq blocs offshore. Cette initiative traduit la volonté des autorités sénégalaises de relancer l’exploration et de renforcer l’attractivité du bassin sédimentaire national auprès des investisseurs internationaux.

À travers cet accord, le Gouvernement entend améliorer la connaissance du sous-sol sénégalais et créer de nouvelles opportunités d’investissement dans le secteur de l’amont pétrolier. L’intérêt manifesté par Eni, acteur majeur de l’industrie énergétique mondiale, est considéré comme un signal encourageant pour l’attractivité du domaine pétrolier et gazier sénégalais.

Dans le cadre de ce protocole, Eni réalisera, à ses propres frais, un programme d’études et d’analyses techniques destiné à approfondir les connaissances géologiques et géophysiques relatives aux cinq blocs concernés. Les travaux porteront notamment sur l’exploitation des données sismiques 2D et 3D ainsi que sur l’analyse des données de puits disponibles. Ils devront permettre de mieux apprécier le potentiel en hydrocarbures des zones ciblées.

L’accord prévoit également la mise en place d’échanges techniques, l’organisation d’ateliers spécialisés et des initiatives de transfert de connaissances. Pour les autorités sénégalaises, ces différentes actions devraient contribuer à une meilleure valorisation des données existantes et à une connaissance plus précise du sous-sol national.

Le Gouvernement considère par ailleurs cette démarche comme un levier pour renforcer la confiance des investisseurs dans un bassin sédimentaire dont une partie du potentiel demeure encore sous-explorée. Dans un contexte international marqué par une concurrence accrue entre pays producteurs et territoires à fort potentiel, la qualité des données disponibles, la stabilité du cadre institutionnel et la capacité à accompagner les investisseurs constituent des éléments déterminants pour attirer de nouveaux capitaux.

PETROSEN appelée à renforcer son rôle

Dans cette nouvelle dynamique, PETROSEN est appelée à jouer un rôle central dans la connaissance, la promotion et la valorisation du bassin sédimentaire sénégalais. L’État entend notamment renforcer les capacités techniques et opérationnelles de la société nationale, améliorer sa maîtrise des données et consolider son implication dans l’évaluation des ressources ainsi que dans la mise en place de partenariats stratégiques avec les investisseurs internationaux.

Le Protocole d’Accord prévoit ainsi que PETROSEN participe au dispositif en qualité de partenaire technique.

« Cette signature traduit notre volonté de remettre l’exploration au cœur de notre stratégie pétrolière. Le Sénégal dispose d’un bassin sédimentaire à fort potentiel que nous voulons mieux connaître, promouvoir et valoriser. Notre ambition est d’attirer des partenaires de premier plan, tout en renforçant PETROSEN afin que notre société nationale occupe une place toujours plus importante dans la maîtrise et le développement de nos ressources pétrolières et gazières », souligne le communiqué.

Au-delà des cinq blocs visés par le protocole, le Gouvernement souhaite faire de cette initiative un signal fort adressé à l’industrie pétrolière et gazière internationale. L’objectif affiché est d’intensifier la promotion du bassin sédimentaire sénégalais, de favoriser la reprise des activités d’exploration et de créer les conditions propices à de nouvelles découvertes et à l’arrivée de nouveaux investissements.

Un protocole qui ne constitue pas une attribution de blocs

Les autorités tiennent toutefois à préciser la portée juridique de l’accord. Le Protocole d’Accord ouvre une phase d’études et de discussions entre les parties, mais ne constitue ni un contrat pétrolier ni une attribution de titre d’exploration ou d’exploitation. Il ne confère pas davantage à Eni un droit automatique à la conclusion d’un futur contrat pétrolier.

Toute éventuelle évolution du partenariat devra, par conséquent, respecter les procédures ainsi que les mécanismes d’approbation prévus par la législation et la réglementation sénégalaises.

À travers ce partenariat avec Eni, le Sénégal entend ainsi conforter son positionnement parmi les destinations africaines susceptibles d’attirer les investissements dans le secteur énergétique. L’ambition affichée consiste à poursuivre l’exploration et la valorisation des ressources nationales, tout en veillant à ce que leur développement contribue à la sécurité énergétique, à la création de valeur locale et à la croissance économique du pays.

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