Maroc
Atlanticactu/ Émigration irrégulière/ Maroc/ Espagne/ Serigne Ndong
Leur tentative de rejoindre l’enclave espagnole de Ceuta a rapidement tourné au cauchemar, entre intervention policière, mouvements de panique et risque de noyade. Les Échos revient sur le parcours de quatre Sénégalais partis de Tanger avec l’espoir d’atteindre l’Europe.
Aliou, 36 ans, Khady, 28 ans, Malick, 37 ans, et Ibou, 34 ans, avaient entrepris le voyage après avoir entendu que « la frontière est ouverte ». Arrivés dans une zone montagneuse située à proximité de Ceuta, en compagnie de nombreux autres migrants, ils disent avoir été confrontés aux forces de l’ordre marocaines. Selon le journal, l’usage de gaz lacrymogènes, les mouvements de panique et les violences les ont finalement poussés vers la mer.
Face à la situation devenue dangereuse, Khady, Malick et Ibou ont décidé d’abandonner la traversée et de retourner sur la rive marocaine, rapporte la même source. « À un moment, j’ai compris que je ne pouvais plus continuer », témoigne Khady dans les colonnes du quotidien d’information. Malick décrit également la difficulté de l’épreuve : « Dans l’eau, ton corps décide pour toi. »
Aliou, pour sa part, a poursuivi sa route et réussi à atteindre la rive espagnole. Il affirme cependant avoir été de nouveau victime de violences avant d’être renvoyé à l’eau, relate Les Échos. Blessé, il a alors dû regagner la rive marocaine à la nage. « Je voulais seulement vivre », confie-t-il à la même source.
Après cette expérience éprouvante, les quatre Sénégalais gardent le souvenir d’un projet d’exil vers l’Europe qui s’est transformé en profonde désillusion. « Nous voulions seulement une vie meilleure », résume Khady. « On part parce qu’on veut aider nos familles. On ne part pas pour mourir », ajoute Malick.
