Mali : Comment Paris a précipité le lâchage de IBK par la CEDEAO

@Atlanticactu.com – On en sait un peu sur le virage à 180% effectué par certains chefs d’état de la CEDEAO concernant le coup d’état contre le désormais ex président Ibrahim Boubacar Keïta. Alors que certains prônaient un recours à la force pour réinstaller IBK au pouvoir, Paris a discrètement fait savoir savoir sa position à travers une note confidentielle. Suffisant pour que les ténors de la CEDEAO changent de fusil d’épaule.

En amont du sommet de la Cedeao du 20 août, le Quai d’Orsay a fait parvenir une note à plusieurs chancelleries d’Afrique de l’Ouest. La diplomatie française y détaillait la vision de Paris, à savoir qu’un éventuel retour en fonction d’Ibrahim Boubacar Keïta était « irréaliste » et dangereux.

Alors que les chefs d’État de la Cedeao se réunissaient virtuellement, jeudi 20 août, pour discuter d’une position commune au sujet du coup d’État qui venait de s’opérer au Mali, la France avait fait connaître son point de vue en amont, via l’Élysée et le Quai d’Orsay, son ministère des Affaires étrangères.

Emmanuel Macron s’est ainsi entretenu par téléphone les 18 et 19 août avec l’Ivoirien Alassane Ouattara, le Sénégalais Macky Sall ou encore le Nigérien Mahamadou Issoufou, président en exercice de l’organisation régionale. Et, dans la foulée, la direction Afrique du Quai d’Orsay a elle aussi précisé la pensée de Paris auprès des capitales ouest-africaines.

Un développement qui prouve que Paris avait décidé depuis longtemps de s’éloigner de IBK qui était devenu infréquentable du fait de la contestation populaire. Et comme les États n’ont que des intérêts, la France a préféré maintenir la lutte contre le terrorisme au Sahel qui constitue le seul moyen d’assurer sa présence sur le continent.

Cheikh Saadbou Diarra 

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