vendredi, 1 mai 2026 03:35

Liberté de la presse : le Sénégal s’enfonce dans la zone rouge, Rsf alerte sur les dérives judiciaires

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Sénégal
Atlanticactu/ Dakar/ Khadim Mbodj
Le Sénégal s’enfonce dangereusement dans le classement sur la liberté de la presse. Reporters Sans Frontières en profite pour alerter sur les risques de dérives judiciaires et de pressions croissantes sur les médias.
Le Sénégal perd quatre places dans le classement mondial de la liberté de la presse 2026 publié par Reporters sans frontières. Une évolution préoccupante que l’organisation attribue à des fragilités économiques des médias et à des pressions croissantes sur les journalistes.
Le Sénégal occupe désormais la 78e place sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF), soit un recul de quatre rangs par rapport à 2025, selon les données relayées par l’Agence de presse sénégalaise (APS).
Présentant son rapport à Dakar, RSF explique cette dégradation par la conjonction de plusieurs facteurs, notamment les difficultés économiques persistantes des médias et la recrudescence des menaces visant les journalistes.
D’après l’APS, l’organisation souligne que, malgré un environnement historiquement favorable à la presse, le modèle économique des médias reste fragile. En dehors du secteur public et de quelques grands groupes privés, la majorité des organes de presse peine à assurer sa viabilité.
RSF note également que les subventions publiques, jugées insuffisantes et inégalement réparties, ont été suspendues pendant deux ans avant d’être rétablies au début de l’année 2026.
Sur le plan juridique, l’organisation salue l’adoption de la loi sur l’accès à l’information, considérée comme une avancée majeure. Toutefois, elle s’inquiète du maintien de peines privatives de liberté dans le Code de la presse de 2017 pour des délits liés à l’exercice du métier.
La sécurité des journalistes demeure aussi une préoccupation. L’APS rapporte qu’une vingtaine d’attaques ont été recensées durant la période électorale de 2024. Si une amélioration temporaire a été observée, RSF constate une reprise des interpellations liées au travail journalistique.
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