Inspection Générale d’Etat : Entre IGE politiciens et manque de rigueur des enquêtes de moralité, l’Ofnac avait tiré sur la sonnette d’alarme

À voir de près ce qui se passe, il est de plus en plus évident et constant qu’il existe une volonté inavouée d’affaiblir l’état pour assouvir des projets politiques. Pourtant, il est notoire que « protéger la sacralité de l’état reste l’un des gages pour éviter de tomber dans les méandres institutionnelles » qui seraient fatales au Sénégal.

Dans son rapport d’activités de 2014, l’Ofnac dirigée par Nafi Ngom Keïta alertait sur les dérives au niveau des plus hautes administrations notamment, l’Ige qui est un corps et un creuset d’excellence.
Selon le rapport, « Le manque de rigueur dans la conduite des enquêtes de moralité, le défaut de consultation de l’IGE, les défaillances du processus décisionnel, conduisent à des dysfonctionnements dans l’élaboration des actes réglementaires et plus spécialement, dans celle des actes de nomination. Le constat est que ces actes sont régulièrement posés, en contradiction flagrante avec les dispositions législatives et réglementaires en vigueur. L’Administration viole ses propres règles, s’exposant à des recours qui peuvent affaiblir l’autorité de l’Etat »

(…)qu’il est interdit aux Inspecteurs généraux d’Etat en activité, d’appartenir à un syndicat ou à un parti politique et, de façon générale, d’exercer des activités incompatibles avec leur statut ».
Il est de notoriété publique que les inspecteurs généraux d’état Cheikh Awa Balla Fall coopté (nommé au tour extérieur) et Makhtar Cissé exercent des fonctions politiques officielles, en leur qualité des membres du parti au pouvoir (APR). Cheikh Awa Balla Fall avait mis en place le mouvement « Mobilisation pour un deuxième Mandat (M2M) » »

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