Gambie : Usainou Darboe, Président de L’UDP déclare regretter le remplacement de Jammeh par Adama Barrow

Rien ne va plus avec les deux ex camarades de parti. Usainou Darboe, Président de L’UDP, la formation qui a conduit Adama Barrow au pouvoir et lactuel chef d’état. Nommé ministre des Affaires Étrangères puis Vice-président avant d’être limogé par son désormais ex militant, Usainou Darboe, farouche adversaire de Yaya Jammeh en est arrivé à regretter le départ de celui qui a régné 22 ans à la tête de la Gambie.

C’est sur sa page Facebook que le plus virulent opposant de l’ex président actuellement en exil, s’est prononcé. Le chef du Parti démocratique unifié, Ousainou Darboe, a exprimé des remords pour avoir échangé deux décennies de tyrannie de Jammeh par une nouvelle dictature sous le président Adama Barrow.

Dans un premier post sur Facebook adressé aux fidèles du parti et aux médias sociaux, l’avocat vétéran et chef de l’opposition qui rêvait d’une Gambie nouvelle avec son poulain à la tête du pays, a fini par déchanter. Son rêve lui a valu une éviction de la vice-présidence pour avoir conseillé à Adama Barrow de respecter sa promesse.

Je condamne sans équivoque le déploiement du bureau du secrétaire général permanent en tant que chef des services pénitentiaires.

Se prononçant sur la décision du président de mettre certains de ses proches n’ayant aucune qualification à la tête des services sécurité notamment, l’administration pénitentiaire, Usainou Darboe déclare, « Mais si le fait d’affecter des personnes à des ministères est considéré comme leur allégeance aux pouvoirs en place, on pourrait regretter d’avoir changé Yahya Jammeh pour le président actuel ».

Se projetant sur 2021, date de la présidentielle après le Wakh Wahète du Président Barrow, l’ex vice-président de la Gambie prépare ses troupes et les met en ordre de bataille.
«Nous, Gambiens ne baissons pas notre garde. Je souhaite que nous travaillions tous ensemble pour faire en sorte qu’en 2021 ou aux autres élections , de travailler pour la transition de la Gambie vers une véritable démocratie commence.

«Nous ne pouvons pas nous permettre d’avoir un gouvernement qui se suffit à des slogans qu’à des idées et des concepts de gouvernance. Nous voulons un gouvernement préparé et engagé qui réponde aux aspirations du peuple gambien », conclut-il.

Mame Penda Sané

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