ÉMIRATS ARABES UNIS : entre contes de fée et méfaits

Après la médiatique fuite avortée de sa fille Latifa, l’année passée qui accusait son père, le cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum de torture, c’est autour de sa 6ème épouse, la princesse Haya, fille du Roi Hussein de Jordanie d’aller chercher refuge en Europe avec ses deux enfants, Zayed (7 ans) et Al Jalila (11 ans).

Décidément rien ne va plus aux Émirats Arabes Unis. Alors que la crise régionale est à son paroxysme avec les tensions dans lesquelles le pays est fortement impliqué comme celle qui oppose l’Iran et les états Unis, ou la guerre au Yémen dans laquelle elle est partie prenante, alors que nombre d’expatriés alors attirés par l’eldorado émirati quittent le pays où la situation économique semble aujourd’hui se retourner, alors que des millions de dollars sont investis pour gagner la guerre de l’image sur le plan régional et international, le royaume s’enfonce dans des scandales familiaux à répétition.

Selon l’Observatoire indépendant des Émirats Arabes Unis, « Il ne fait visiblement pas bon être une femme dans cet émirat contrairement à l’image de tolérance que souhaite donner le pays en décrétant l’année 2019 comme année de la tolérance. A en croire les tentatives réussies ou avortées des femmes de la famille royale de fuir cet environnement patriarcal opprimant, c’est une toute autre réalité qui est à l’œuvre dans le pays ».

Après la médiatique fuite avortée de sa fille Latifa, l’année passée qui accusait son père, le cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum de torture, c’est autour de sa 6ème épouse, la princesse Haya, fille du Roi Hussein de Jordanie d’aller chercher refuge en Europe avec ses deux enfants, Zayed (7 ans) et Al Jalila (11 ans).

Après une escale en Allemagne, elle s’est rendue en Angleterre où elle possède une demeure prestigieuse à proximité du palais de Kensington, où elle a ses entrées. C’est en femme éclairée, qu’elle se rend dans ce pays où elle a ses habitudes et dont elle maitrise la culture (elle a étudié à l’Université d’Oxford) aussi bien que les ressorts juridiques et géopolitiques qui lui permettront de tirer le meilleur parti de la demande de divorce qu’elle a introduit devant les autorités judiciaires d’outre-manche. Son objectif est de réussir à soustraire ses deux enfants à l’autorité de ce père que tous ses enfants en particuliers les filles semblent vouloir fuir.

Crise géopolitique sur fond de crise conjugale

En effet, bien que les deux monarchies soient proches, l’Angleterre ne représente pas un partenaire stratégique et économique de premier plan pour les émirats, contrairement à la France ou aux États-Unis sur le plan des partenariats militaires par exemple.Cet imbroglio judiciaire qui s’annonce sera un véritable dilemme pour Londres qui cherchera à ne pas brusquer son allié émirati sans pour autant céder sur ses propres valeurs puisque l’Angleterre ne reconnait pas le mariage polygame.

Du côté d’Amman, il en est de même puisque les émirats arabes unis constituent un soutien financier de poids pour le Roi Abdallah qui sera sans doute tiraillé entre sa solidarité de cœur vis-à-vis de sa demi-sœur, très appréciée du peuple jordanien et son éthique de responsabilité par rapport à son agenda politique et économique qui doit beaucoup à l’Émir Al Maktoum.

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