Côte d’Ivoire : Le HCR ramène au bercail 189 exiles de la crise de 2010

Residents flee with their belongings after clashes between forces loyal to incumbent president Laurent Gbagbo and his rival Alassane Ouattara in Abobo, in Abidjan February 25, 2011. Gun battles and explosions raged overnight in an Abidjan neighbourhood, residents said, where mysterious insurgents the local press are calling the "invisible commandos" have risen up against Gbagbo. REUTER/Luc Gnago (IVORY COAST - Tags: CIVIL UNREST POLITICS)

Au total 189 Ivoiriens dont un ministre de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo sont arrivés jeudi à Abidjan après huit années passées au Ghana voisin où ils avaient trouvé refuge suite aux violences post-électorales qui ont fait au moins 3.000 morts en 2010-2011 en Côte d’Ivoire.

L’opération a bénéficié du soutien technique et financier du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et été organisée par le ministère ivoirien des Affaires étrangères dans le cadre d’un programme de rapatriement volontaire des Ivoiriens réfugiés dans les pays limitrophes lancé en 2012 et qui est à son 150ème convoi.

Le convoi de l’ex-ministre des Mines et de l’Energie, Emmanuel Monnet, est entré en territoire ivoirien par la frontière ivoiro-ghanéenne de Noé (à Aboisso, sud-est, à 165 km d’Abidjan) après avoir quitté Accra, la capitale ghanéenne, par la route.
Dans les locaux de la Direction d’aide et d’assistance aux réfugiés et apatrides (DARRA) du ministère des Affaires étrangères à Abidjan où les exilés ont été reçus, Emmanuel Monnet a dit leur joie de rentrer au bercail et justifié leur retour par la réconciliation en cours en Côte d’Ivoire.

En fin d’année dernière, l’Assemblée nationale a ratifié une ordonnance du président Alassane Ouattara portant amnistie pour les civils prisonniers de la crise post-électorale dont l’ex-Première dame Simone Gbagbo.
Au plus des violences post-électorales, près de 300.000 Ivoiriens avaient fui le pays, selon le HCR qui estimait en 2018 que 278.000 étaient rentrés au pays mais qu’ils étaient encore près de 22.000 à vivre principalement au Liberia, au Ghana et au Togo mais également en Europe.

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