Côte d’Ivoire : 200 tonnes de faux médicaments saisis, la sénégalaise K.F activement recherchée par la gendarmerie

Encore une nouvelle saisie de faux médicaments en Afrique de l’Ouest notamment en Côte d’Ivoire. Plus de 200 tonnes de ces produits prohibés ont été saisis par la gendarmerie ivoirienne qui, en même temps, a interpellé une dizaine de personnes. Parmi les cerveaux de cette affaires en fuite, une sénégalais, deux indiens et trois français activement recherchés.

200 tonnes de faux médicaments saisis
Ce serait dans une des villas d’un des quartiers les plus huppées de la capitale économique ivoirienne, que la cellule anti-drogue de la gendarmerie nationale ivoirienne aurait mené une de ses descentes, et fait une saisie importante de près de 200 tonnes de faux médicaments.

Les médicaments empilés dans des cartons dans toutes les pièces, attendaient probablement, soit d’être insidieusement acheminés au Sénégal, en Guinée, au Mali ou d’être introduit dans le circuit de distribution conventionnel des pharmacies qui est un secteur du marché noir parallèle moins contrôlé donc moins cher pour les populations.

Cette saisie quoique impressionnante n’aurait pas été la première du genre, en 2018 , déjà 400 tonnes de faux médicaments auraient également fini dans les dépotoirs des autorités sanitaires.

Les faux médicaments seraient selon l’OMS, les produits contrefaits les plus lucratifs au monde, avec un marché mondial d’environ 200 milliards de dollars. Et l’Afrique subsaharienne représentant 42% des canaux de distribution mondiale de ces produits. La Côte d’ivoire serait vivement touché par ce fléau. Cette semaine, plusieurs tonnes de ces faux médicaments saisis dans la capitale économique, Abidjan.

Selon une enquête du Financial Times, Le marché des produits pharmaceutiques en Afrique, parmi les plus modestes, ne représentait en 2017, que 14 milliards de dollars contre les centaines de milliards développés par d’autres puissantes émergentes comme la Chine.

De ce fait l’Afrique avec seulement 375 fabricants de médicaments pour 1,2 milliard de personnes, se devait d’importer 70 à 90% de ses médicaments, contre 5% à peine en Chine et 20% en Inde.

Une manne commerciale pour les contrebandiers et autres sociétés véreuses opérant dans le secteur, que voudrait combattre L’Association des industriels pharmaceutiques en Afrique francophone subsaharienne (Lipa) porté sur les fonts baptismaux à Abidjan en janvier 2018.

Implantée dans 15 pays d’Afrique francophone subsaharienne, l’Association qui il y a deux mois, en septembre, lançait officiellement ses activités se voudrait, aux dire de son président, être un acteur majeur dans la « lutte contre la contrefaçon et la promotion des valeurs éthiques et de la morale dans le métier » des médicaments.

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