Coronavirus : Policiers, douaniers et gendarmes, personnes les plus exposées

Depuis le 2 mars date du premier cas de Covid-19 décelé, les forces de l’ordre ont été les premiers à monter au créneau avec la surveillance des frontières terrestre, maritime et aérienne. Avec les premières interdictions du gouvernement, l’exposition des forces de sécurité s’est accrue mais, suite à l’effectivité de l’état d’urgence, la « menace » se fait davantage sentir.

Si la première nuit de l’état d’urgence a été ponctuée de véritables scènes de violences des policiers répartis dans les quartiers de Dakar, la peur de la contagion y a joué pour beaucoup. Car, face à la propagation du Covid-19, les policiers auraient demandé une prise en compte de la particularité des « quartiers sensibles », et la mise en place de cycles pour éviter la contagion.

Même sachant que le manque de matériel n’est pas encore réglé, et pour cause, le Sénégal en manque, les policiers souhaitent travailler dans des conditions pouvant les mettre hors de portée du virus.
À quelques heures du début du couvre feu, votre serviteur a fait un tour au commissariat central de Guediawaye où les policiers s’apprêtaient à être déployés dans les coins et recoins de la banlieue.

Plusieurs inquiétudes des policiers déployés sur le terrain ont été soulevées notamment la peur d’être contaminé

D’abord la question des « quartiers difficiles ». Une discussion jugée « absolument nécessaire » par un policier en service dans la banlieue en raison du rythme de contamination ou des da éminents sur les cas dits communautaires et le rejet strict du confinement par certains. Concrètement, et au moins dans les départements de Pikine et Guediawaye , les policiers auraient reçu l’ordre d’interpeller pour « mise en danger délibérée de la vie d’autrui » toute personne…

Les sénégalais atteints « augmentent comme des mouches », contaminés « à une vitesse folle » par le coronavirus et cela commence à être une psychose auprès des forces de sécurité qui sont les premiers au contact des populations sans savoir qui est positif ou pas.

Pour autant, la plupart des policiers approchés disent approuver l’état d’urgence mais, « exigent de leur hiérarchie de se pencher sur les faiblesses de leurs équipements et le danger permanent qu’il y a à circuler sans une équipe médicale qui peut aider à détecter les cas à temps réel ».

Atlanticactu.com

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