mercredi, 4 mars 2026 01:36

Contrat d’affermage de 300 millions de dollars : la Senelec se serait-elle fait gruger au Congo ? (Document)

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Congo
Atlanticactu / Dakar / Brazzaville / Lolita Batamio
Au Sénégal les autorités avaient vite applaudi à l’idée de voir l’expertise nationale vendue à plusieurs kilomètres du pays. Il aura fallu attendre la visite de travail du 13 au 15 juin à Dakar du premier ministre congolais Anatole Collinet Makosso qui a abordé la question avec son homologue sénégalais Ousmane Sonko pour en savoir plus sur la suspension du contrat d’électricité à 300 millions de dollars liant SENELEC à l’État congolais. Une affaire qui a atterri devant le tribunal et qui plonge la SENELEC au cœur d’un méga scandale dont on ignore la fin.
C’est un dossier qui secoue la sphère énergétique africaine. La SOCELEC, filiale de la Société Nationale d’Électricité du Sénégal (SENELECOFFICIELLE) est officiellement visée par une plainte pour escroquerie au Congo-Brazzaville.
L’affaire remonte au 13 février 2025, lorsque la SOCELEC a signé avec l’État congolais un contrat d’affermage d’une durée de 10 ans, portant sur la gestion et la distribution de l’électricité dans tout le pays. Cet accord stratégique, paraphé par les ministres congolais et sénégalais de l’énergie, prévoyait un engagement financier de près de 300 millions de dollars pour remettre sur pied le secteur électrique congolais.
Mais depuis le 16 avril 2025, un tournant judiciaire a éclaté : le cabinet Africo Finances and Advisory (AFA), basé à Brazzaville, a saisi la justice, accusant la SOCELEC d’escroquerie. Selon ce cabinet, il aurait été mandaté pour mobiliser les fonds nécessaires au projet avant d’être brusquement écarté sans compensation, malgré les engagements pris.
L’affaire, désormais instruite par le tribunal de grande instance de Brazzaville, a pris une tournure politique au Sénégal. Des figures comme Thierno Alassane SALL dénoncent un « 𝐬𝐜𝐚𝐧𝐝𝐚𝐥𝐞 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫 » et réclament des comptes, pendant que la direction de la SENELEC rejette toute accusation, évoquant un simple changement de prestataire pour non-performance.
Afin de vérifier l’authenticité de cette procédure, LE BRIEF a mené plusieurs vérifications croisées. Afin d’authentifier cette plainte, nous avons également sollicité Ulrich Kanga, Journaliste présentateur à la chaîne congolaise Digital Radio Télévision International (DRTV). Ce dernier a confirmé que la plainte avait bien été enregistrée au greffe du tribunal de grande instance de Brazzaville, selon les investigations du magazine Brief.
• La plainte a bien été enregistrée officiellement à Brazzaville.
• Elle émane du cabinet AFA, un acteur privé, et non de l’État congolais.
• Les preuves judiciaires sont tangibles, mais le flou demeure sur la nature réelle des engagements entre les parties.
Derrière ce bras de fer financier, une question cruciale surgit : cette affaire risque-t-elle de fragiliser l’expansion régionale de la SENELEC et ternir l’image du Sénégal dans ses ambitions africaines ?

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